Quand Jonathan Duhamel rentre au travail, aux alentours de midi, il ne sait jamais à quelle heure sa journée va finir.
Tout dépend du moment où il sera éliminé du tournoi auquel il participe. Et si jamais il est expulsé de sa table trop rapidement, il s'inscrira bien souvent à une deuxième compétition au cours d'une même journée. Le bruit continu des jetons qui claquent dans les différentes salles du Casino Rio traduit bien le rythme de vie effréné du champion.
«Ces temps-ci, pendant les Séries mondiales de poker, c'est souvent sept jours sur sept, de 12 à 14 heures par jour», indique Duhamel.
Même s'il joue régulièrement jusqu'aux petites heures du matin, n'allez pas croire que le joueur de poker québécois va s'en plaindre. Du poker, il en mange.
«J'ai pris une résolution au début de l'année, celle d'en faire un peu moins, tant au niveau des tournois que sur le plan promotionnel, dit-il. Je ne veux pas me brûler. Pour le temps des Séries mondiales à Las Vegas, je fais toutefois exception. C'est la période la plus occupée de l'année. Je veux faire le plus de tournois possible. D'abord parce que j'aime ça, mais aussi parce je veux faire un score, obtenir un bracelet.»
Un peu de golf pour se détendre
Bien qu'il soit passablement occupé durant les semaines passées à Las Vegas, lors des Séries mondiales de poker, Jonathan Duhamel a cru bon de traîner ses bâtons de golf jusqu'au Nevada.
«J'adore jouer au golf et c'est nécessaire de faire un peu de sport et de s'aérer l'esprit pour bien faire au poker», indique Duhamel.
Lors d'un rare moment libre, il a ainsi été possible de disputer une ronde avec lui et son ami Samuel Chartier, un autre joueur de poker professionnel québécois, sur le magnifique parcours de Rhodes Ranch.
Devant l'insistance de Chartier, les deux joueurs de poker ont ajouté un peu de piquant en tenant quelques paris au fil des trous. Réussissant à soutirer un certain montant à son collègue, Duhamel aura finalement payé la bière au 19e trou.