Dimanche dernier, Alain Roy a remporté trois prix lors du 21e Concours élégance Les Belles d'autrefois, grâce à sa rutilante Packard Caribbean 1955. La restauration de la voiture aura duré quatre ans. La réception de ces prix est en quelque sorte la consécration de toutes les heures passées à restaurer l'automobile.
C'est au début des années 1990 que M. Roy a développé sa passion pour les vieilles voitures. «À l'époque, j'empruntais souvent le pont Victoria et sur le chemin, une Buick 1936 attirait sans cesse mon regard, a-t-il expliqué. Un jour, j'ai remarqué une pancarte à vendre près d'elle. J'ai alors demandé à son propriétaire si je pouvais aller faire un tour avec. Depuis ce temps, je n'ai pas arrêté.»
L'amour des voitures anciennes vient de l'effet qu'elles procurent. «Ce sont des voitures conviviales, a-t-il ajouté. Quand on fait des promenades en voiture, les gens nous klaxonnent et nous saluent. Ça permet aussi d'entrer dans d'autres époques, de faire de petits voyages dans le temps.»
Mais avant de pouvoir se balader, ce que M. Roy préfère, c'est de les remettre en état. Au cours des 20 dernières années, M. Roy a restauré plusieurs véhicules. La restauration de voitures anciennes est un véritable travail de moine.
La recherche des pièces manquantes s'apparente à une chasse au trésor. Il n'hésite pas à se rendre aux États-Unis pour découvrir les perles rares qui lui permettront de ressusciter ces moyens de transport d'une autre époque.
«La restauration, ce n'est pas juste une question d'argent, a souligné M. Roy. On ne peut pas tout acheter ce qu'on veut. Il faut parfois chercher pendant longtemps pour trouver l'objet convoité.» Ébéniste de métier, il est habitué au travail de précision et au souci du détail. «Parfois, on peut passer des heures pour installer une moulure ou refaire un boulon», a-t-il noté. L'objectif est de s'approcher le plus possible de l'original et, si possible, d'en augmenter la qualité.
La passion des voitures anciennes est une histoire de famille. Les plus jeunes générations de la famille Roy raffolent de faire des balades dans la Dodge 1941 de «papou Bazou», qu'il a achetée spécialement à cet effet. La voiture donne l'impression d'être directement sortie d'un film de «Dick Tracy».
Actuellement, M. Roy entame la restauration d'une Mustang 1968. Aux yeux d'un néophyte, on dirait une boîte de métal sur quatre roues. Mais pour un expert restaurateur, ce sont plusieurs heures de plaisir à venir.