Ils intriguent, ces fameux fixies, sur lesquels les cyclistes téméraires prennent d'assaut les artères métropolitaines. Véritable monture du cowboy urbain, il s'agit du moyen de transport idéal pour l'amateur de sensations fortes qui veut garder la forme.
La particularité du fixie réside dans le pignon fixe monté directement sur le moyeu arrière de la bicyclette. Sur un vélo conventionnel, la roue arrière est dite libre, ce qui permet au cycliste d'arrêter de pédaler momentanément, lorsqu'il roule. Or, dans le cas du fixie, la roue antérieure est solidaire du pignon fixe. En d'autres mots, tant et aussi longtemps que la roue tourne… Il faut pédaler!
De plus, le pignon fixe n'offre qu'un seul niveau de résistance du pédalier, puisqu'il n'y a pas de dérailleur. Ainsi, les jambes du cycliste sont constamment sollicitées, qu'il gravisse une pente, ou qu'il la dévale.
Même lorsque vient le temps de freiner, l'effort à déployer est considérable. Le pédalier étant systématiquement entrainé par le mouvement de la roue, il faut lutter avec les jambes contre la force de rotation pour s'immobiliser.
En contrepartie, les fixies procurent la sensation palpitante de faire véritablement corps avec la route. Rien de tel pour donner l'impression de surfer à travers la ville…
À l'origine, les pignons fixes étaient réservés à la course sur piste. Légers et performants, ils ont été introduits sur la route par les messagers à vélo newyorkais, dans les années 90. Depuis, ils n'ont cessé de croître en popularité dans les grandes villes d'Europe et d'Amérique du Nord.
Aussi, n'en déplaise aux plus manuels, le fixie est un vélo à assembler soi-même. On achète le cadre par-ci, le guidon par-là; on le personnalise, on le modifie… Il est appelé à devenir le nouveau dada écolo des amateurs de mécanique.
Alors exit le spinning dans un gymnase morne et surchauffé, cet été, l'entrainement se fait sur la route. Et non seulement l'adrénaline sera au rendez-vous, mais vous entretiendrez un galbe fessier à faire rougir ces dames…