Jasmin Dumas
Canoë

Le doyen des patrouilleurs de la SQ part à la retraite

Jasmin Dumas

Le patrouilleur qui cumulait le plus d'ancienneté à la Sûreté du Québec a effectué sa dernière patrouille vendredi matin, se dirigeant maintenant vers une retraite bien méritée.

Alain Lévesque, policier du poste autoroutier de Rivière-du-Loup, a effectué son dernier quart de travail dans la nuit de jeudi à vendredi, un grand moment pour lui et la SQ.

«C'est une fierté parce que je me dis "j'ai réussi à me rendre là". Ce n'est pas tout le temps facile», a-t-il confié.

Sa carrière a débuté le 8 décembre 1977 à Chandler, en Gaspésie. Il a ensuite été transféré à Rivière-du-Loup en 1987, où il demeurera jusqu'à la fin de sa carrière.

«Les dernières choses que je faisais depuis près de 40 ans, je les ai faites hier soir. Ça fait tout un changement, mais je suis heureux. Ce matin (vendredi), je suis heureux.»

Une carrière sur la route

Si plusieurs évènements l'ont marqué, sa participation à la crise d'Oka en 1990 a été le point culminant.

«Coucher en arrière des pneus d'automobiles, après ça des sacs de sable. Ça a été curieux. Ça fait changement de la vie de policier ordinaire», s'est-il rappelé.

Ses incalculables interventions sur l'une des routes les plus meurtrières du Québec ont aussi laissé des traces.

«La route 185, en accidents mortels, elle m'a gâté pas mal. J'ai tellement hâte pour les gens de la région que ça soit en quatre voies», a dit le nouveau retraité.

Le policier a choisi de consacrer toute sa carrière à la patrouille.

«Sur le terrain pendant tant d'années, c'est plutôt rare, a fait remarquer le porte-parole de la Sûreté du Québec, Claude Doiron. Mais Alain a fait le choix de demeurer au service de la population sur le terrain, alors c'est tout en son honneur.»

«La vraie police, c'est dans le chemin que ça se fait, a commenté Alain Lévesque. C'est là qu'elle est, la police.»

Pour une dernière fois vendredi, Alain a pris place derrière le volant, son bureau, comme il se plaît à surnommer son autopatrouille.

«C'était la dernière fois. Il y a un pincement au cœur, mais la satisfaction d'avoir accompli mon travail au cours des 40 dernières années, a-t-il dit avec nostalgie. Je vais laisser la place à d'autres.»

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