Plongée terrifiante au coeur de la guerre en Irak

Lecture musclée - Plongée terrifiante au coeur de la guerre en Irak

Photo Reuters

PARIS - «La guerre essaya de nous tuer durant le printemps», écrit Kevin Powers, jeune vétéran d'Irak, dans son premier roman, Yellow birds (Stock), plongée intime et terrifiante dans l'enfer des combats et l'impossible retour à la vie civile.

Peur au ventre et corps déchiquetés, épuisement, stress des attentats et des snipers, offensives absurdes, villes dévastées, sueur, folie et fraternité: le lecteur fait corps avec les héros déboussolés de ce roman, l'un des premiers sur la guerre d'Irak, qualifié par l'écrivain Tom Wolfe de «À l'ouest rien de nouveau, des guerres américaines en terre arabe».

À la fois brutal, cru et poétique, ce roman a rencontré un immense succès aux États-Unis et Outre-Manche, où il est paru à l'automne 2012. Finaliste du National book award, Yellow birds a été sélectionné par le New York Times comme l'un des 10 meilleurs livres de l'année.

Né à Richmond en Virginie, Kevin Powers, s'est enrôlé dans l'armée à 17 ans. Il a combattu à Mossoul et Al Tafar, en Irak, en 2004 et 2005. De retour en Amérique, marqué à jamais, il a obtenu une bourse en poésie auprès de l'Université d'Austin au Texas. Il est aujourd'hui marié.

Yellow bird est un chant militaire traditionnel de l'armée américaine.

Personnage principal du livre, Bartle, 21 ans, est soldat à Al Tafar. Murphy, 18 ans, et lui sont inséparables. Tous deux ont rejoint l'armée, faute de choix. Bartle promet à la mère de Murphy de le protéger à tout prix. Une promesse impossible à tenir. Son fragile camarade meurt dans des conditions atroces, hantant à jamais les rêves de Bartle.

Yellow birds suit la vie de la section menée par le sergent Sterling. Mais le roman nous conduit bien au-delà des champs de bataille, pénétrant dans la tête du vétéran dépressif et traumatisé qu'est devenu Bartle. À l'écoute aussi des voix des mères apeurées rencontrées sur le front.


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