Le 18 juin 2013
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la chronique de
Nicolas A. Martineau
 

LNH: l'argent fait le bonheur

Canoe.ca  | 24 juillet 2012

À l'approche du 15 septembre, date à laquelle prend fin la convention collective de la Ligue nationale de hockey (LNH), les négociations entre la ligue et l'Association des joueurs avancent timidement. J'aurais souhaité, et je rêve en couleurs, une réforme complète, des rémunérations rationnelles et une baisse conséquente des prix pour les amateurs.

En 2009, le salaire moyen des médecins spécialistes au Québec frôlait les 300 000$ par année (294 331$ exactement, source: RAMQ). Un montant qui en avait choqué plus d'un. «Un salaire exagéré», qu'on disait.

En 1957, les joueurs de la Ligue nationale de hockey (LNH) gagnaient en moyenne 8000$ par année, un salaire «raisonnable» considérant le coût de la vie à l'époque et le salaire moyen du Québécois papillonnant autour de 3500$ par année.

En 2011, le salaire moyen des joueurs était de 2,4 millions de dollars par saison, tandis que celui des employés salariés du Québec frôlait les 43 000$ (26 031$ en comptant le reste).

Nous sommes donc en droit de nous questionner sur le salaire des joueurs de la LNH (et de tous les sports professionnels, si vous voulez mon avis).

Tout est une question de contexte et de légitimité, vous me direz. Quand l'équipe et la ligue pour lesquelles tu joues récoltent des millions et des millions de dollars en revenus, il est raisonnable de vouloir sa juste part. Vrai, je vous répondrai. Mais, comment se fait-il que le salaire des joueurs augmente sans cesse malgré une stagnation de l'intérêt? Pourquoi les joueurs de hockey gagnent-ils plus que les joueurs de la NFL alors que la popularité du sport n'est aucunement comparable? Mais surtout, pourquoi les joueurs deviennent-ils systématiquement avides d'argent une fois dans la grosse ligue alors qu'ils auraient payé pour y jouer avant d'y être?

L'hypothèse la plus plausible est la justesse. Lorsqu'on travaille autant qu'un autre, on veut une part de gâteau équivalente.

Le hic, c'est que les salaires des joueurs augmentent, les poches du commissaire Gary Bettman se remplissent, les contrats d'une durée irraisonnable se multiplient, tandis que les prix des billets augmentent à chaque saison et la bière vendue à l'aréna coûte autant qu'une caisse de 24 à l'épicerie.

Les vrais perdants, bref, ce sont les partisans, ceux qui continuent de payer des centaines de dollars pour voir un match, pendant que les joueurs font des millions.

C'est avec les amateurs qu'il devrait y avoir concertation, pas seulement entre la LNH et leurs joueurs millionnaires.

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