Les Jeux olympiques de Londres s'entament dans dix jours et pour tout vous dire, on commence à être très loin de l'héritage antique où les compétiteurs bataillaient pour l'honneur et la dignité.
Les Jeux olympiques se sont adaptés à notre société avec les années, laissant de côté la noblesse d'antan qui faisait d'un gagnant un Gagnant.
Les premières olympiades (modernes) d'été, en 1896, réunissaient 241 athlètes de 14 pays, où neuf sports étaient au menu. Les Jeux olympiques de Londres réuniront plus de 11 000 athlètes de 204 pays, où 26 sports figureront.
Parce qu'on voulait une gérance stricte et démocratique, le fameux Comité international olympique a vu le jour, en 1894. Un CIO, constitué d'êtres humains, qui demeure influençable et sensible aux impondérables d'une société menée par l'argent et le pouvoir. Le choix des villes olympiques, le choix des diffuseurs, le choix des disciplines, presque tout y passe.
Parmi les décisions, à saveur monétaire, prises par le CIO, l'acceptation des sportifs professionnels demeure assurément l'une des plus controversées. Comment voulez-vous croire en l'organisme à but non-lucratif (JO) quand ce dernier prend les virages en pensant aux éventuelles retombées économiques.
L'édition de Londres fait un pas dans la bonne direction en ne présentant pas d'épreuve de baseball, habituellement bourrée de sportifs professionnels.
Faudrait-il revenir à la bonne vieille formule et ne pas considérer ceux qui gagnent déjà leurs vies grâce à leur sport? Je le crois bien, oui.
Est-ce que les multimillionnaires LeBron James, Kobe Bryant et Carmelo Anthony vivront une expérience qui changera leur vie aux JO de Londres? Peut-être. Est-ce que leur présence augmentera l'intérêt mondial de manière considérable? Sans doute beaucoup.
C'est que la présence de grandes stars, comme LeBron James par exemple, jettent de l'ombre sur d'autres sportifs qui travaillent des années durant, sans récolter de salaire, avec pour seul objectif une participation aux Jeux olympiques.