Le 23 mai 2013
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la chronique de
Nicolas A. Martineau
 

Impact

Quand 17 112 partisans ne suffisent pas

Canoe.ca  | 19 juin 2012

L'Impact de Montréal n'a pas rempli son nouveau Stade Saputo fraichement rénové, samedi. Une pendaison de crémaillère gâchée où 2000 sièges sont demeurés libres. Un cadeau de 23 millions $ du gouvernement provincial qui a un goût amer, surtout parce qu'on nous mousse cette équipe partout dans les médias québécois. Foutaises.

L'équipe montréalaise a joué devant 17 112 partisans. C'est donc dire que ces milliers de personnes ont préféré voir leur équipe, toujours en «phase de reconstruction», prendre part à un match qui n'avait véritablement pas d'enjeu majeur sur le classement plutôt que de suivre le match entre le Portugal et les Pays-Bas, lors de l'un des tournois de soccer les plus prestigieux au monde. Plus de 17 000, c'est quand même excellent, compte tenu du contexte.

Si vous marchez sur les rues Duluth, Rachel et Saint-Laurent au centre-ville de Montréal pendant un match de l'Euro, vous verrez... les bars, restos, bistros bourdonnent. C'est la folie, la frénésie.

Tous les fans de soccer et/ou les fans de leurs pays favoris crient à tout rompre pour leur équipe. C'est simple, même les gens qui n'ont habituellement aucun intérêt envers ce sport deviennent temporairement fans de soccer lors de la Coupe de monde de soccer et de l'Euro...

Un fan occasionnel (comme moi) choisira quoi, vous pensez? Un match opposant deux des meilleures équipes au monde dans une brasserie où l'atmosphère est incomparable en buvant une bière à 4$ OU un match mettant en vedette une équipe d'expansion d'une ligue nord-américaine?

Je ne veux pas être condescendant, je suis très impressionné par les progrès réalisés par l'Impact au cours des années. Mais un «faux» fan comme moi choisira l'Euro.

Bâtir une relation serrée avec ses partisans ne se fait pas en criant «LAPIN»! Ça peut prendre des années, des décennies.

J'ai l'impression qu'on est sévère avec l'Impact et qu'on considère que toutes les équipes sportives montréalaises devraient faire salle comble en prenant exemple les Canadiens de Montréal et ses 21 273 spectateurs systématiques à chaque match. Mais on parle ici d'un sport qui nous est implanté profondément dans les racines dès notre plus jeune âge. Ne comparons donc pas pommes et oranges.

J'irai assurément voir un match au Stade Saputo cette année, par curiosité. Mais les 17 112 individus qui ont passé les tourniquets, samedi, ne méritent pas qu'on soit déçu de l'assistance. Il y a certainement eu des curieux, mais je reste convaincu que les fans présents étaient des vrais de vrais, des fidèles, et on devrait s'en réjouir.

«Il n'y a aucun doute qu'il existe ici une bonne base de partisans. L'environnement y est formidable et c'est très bruyant. On pense que les gens reviendront en grand nombre», a dit le grand patron de la MLS.

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