Le 25 octobre 2014
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Réponses à la «nouvelle maladie féminine»

Canoe.ca  | 4 février 2013
Chronique record la semaine passée. Faut croire que le sujet a parlé à plus d'un(e). J'ai reçu plusieurs réponses, qui nagent à peu près toutes dans les mêmes eaux. On me dit en substance les choses suivantes :

1- Cette maladie existe. Peu de monde m'a dit que j'avais mal vu. De toute façon, avec l'intérêt suscité par cette chronique, il y a quelque chose dans l'air, c'est clair, dans cette tendance à ne vouloir s'engager qu'à la dernière minute. Comme quoi la notion d‘engagement commence dès le premier rendez-vous.

2- Plusieurs lectrices qui espionnent notre section Hommes me relatent que ce n'est pas qu'une maladie de filles, mais bien de gars aussi.

On me souligne surtout un truc très intéressant : les filles dans la trentaine sont devenues des adeptes de la dernière minute, car des gars pas fiables dans la vingtaine ont trop souvent annulé leur rendez-vous sans préavis.

Vous savez, cette décennie où les filles n'apprennent qu'à coup de claques sur la gueule, malgré tout ce que leurs copines leur disent de faire?

Et bien après une tonne de rendez-vous où le Monsieur a décidé de ne pas se pointer, elles auraient décidé de ne dire oui qu'à une invitation de dernière minute; qui peut en effet sembler plus probable. Ça a bien du bon sens. Action-réaction.

3- On m'a aussi souligné, et ce que je crois, qu'il s'agit d'un des nombreux symptômes de l'époque actuelle. Une époque où les règles sont tombées, où tout le monde fait de son mieux pour entrer en contact avec l'autre, mais avec des compétences qui varient beaucoup d'une personne à l'autre.

Pensez-y : pendant des siècles, les rencontres étaient définies d'avance, du moins leur but : tu fréquentes une fille, tu la maries, ou tu ne la fréquentes plus. Aucune fille ne se demandait «Qu'est-ce qu'il veut réellement ?»

La question à 100 $ d'aujourd'hui : «Veut-il seulement coucher avec moi ?» n'existait pas il n'y a pas si longtemps. Tu veux coucher avec la madame ? Tu la maries. Voilà ce qui a été le modus operandi ici pendant longtemps.

Puis tout est tombé. Plus de règles. Chacun fait comme il pense.

C'est simple, c'est comme si demain matin, toute la signalisation au Québec disparaissait. Vas-y ma championne, conduis maintenant au centre-ville de Montréal sans pancartes ou feux de signalisation. Certaines personnes y arriveraient, d'autres feraient des collisions. La plupart, je suppose.

Et bien voilà où nous en sommes. Tout le monde est de bonne foi, mais tout le monde tourne à droite ou décide de reculer si ça leur semble la bonne chose à faire. La plupart du temps, ce sont des réflexes basés sur les accidents récemment arrivés.

Dans ces conditions, je suppose qu'il devient normal de décider seulement à la dernière minute de la direction à prendre... Car c'est bien l'image qui nous résume tous actuellement, célibataires ou en couple : nous sommes tous des «chars usagés». Je vous en parle la semaine prochaine.

Au plaisir de vous lire. J'aime tous vos commentaires, encore plus vos questions.

Écrivez à Marc Boilard sur son site www.marcboilard.com

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