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Découverte d'une nouvelle «maladie féminine»

Canoe.ca  | 28 janvier 2013
Cette semaine, je sollicite votre aide pour répondre à une de mes questions. Ce n'est pas une question reçue par un des lecteurs de la section Hommes, non, c'est moi qui vous pose une question et qui demande si un de vous a la réponse.

J'ai fait une découverte récemment concernant une nouvelle maladie qui affecte une large portion des femmes dans la trentaine. Cette maladie n'affectait d'ordinaire que les adolescents des deux sexes, mais s'est tout à coup transmise aux femmes de 30 à 39 ans, de façon plus aiguë chez les représentantes dans le début de la trentaine.

Il s'agit de ce que j'ai appelé la spontanéité chronique. C'est cette propension à préférer, voir uniquement prioriser un rendez-vous pris à la dernière minute au détriment d'une activité planifiée. Un des symptômes corollaires est l'incapacité de trouver un moment pour se voir à l'avance. Toute tentative de trouver un moment sur une période de plus de cinq jours d'avance est peine perdue.

Peut-être fréquentez-vous une fille qui souffre de cette maladie. Les symptômes d'une fille qui est affectée par la spontanéité chronique sont les suivants :

-S'empresse de dire qu'elle préfère les activités imprévues, spontanées, de dernières minutes (le vocabulaire peut changer)

-Refuse de prendre rendez-vous à l'avance, prétextant que ça rend l'activité plus moche, moins excitante

-Annule souvent à la dernière minute un rendez-vous qui a été malencontreusement convenu trop d'avance, au profit parfois d'une activité proposée à la dernière minute par quelqu'un d'autre.

-A tendance à attendre les activités, ne jamais en proposer, et fait gagner la dernière activité en liste.

Les gars, si vous êtes en contact avec ce type de filles, il y a un remède, un traitement. Faites vos invitations à l'avance comme d'habitude, selon vos disponibilités et les siennes. Ne changez pas votre mode de fonctionnement, surtout si vous êtes occupés.

De toute façon, un gars avec le moindrement d'envergure ne peut pas vivre toujours à la dernière minute. Sans compter qu'une fille qui se comporte de la sorte est vite considérée comme un « snack », qu'on appelle lorsqu'on a un petit creux, et non pas un plat principal, pour lequel on doit prendre rendez-vous pour pouvoir le déguster à sa juste mesure.

Si vous vous faites répondre : « on se rappelle » suite à une proposition (ou toute autre réponse floue en lien avec ladite maladie), gardez le sourire, mais si la patiente rappelle en effet, dites que vous êtes booké.

Ne donnez aucun suivi à une fille qui est incapable de mettre un rendez-vous à l'agenda. Ne rappelez pas. Laissez-la revenir, dites que vous n'êtes plus disponible, puis relancez à nouveau pour un rendez-vous dans quelques jours.

À l'usage, les filles vont finir par comprendre que vous avez des obligations, et que vous respectez aussi les siennes. Si elle prouve au fil du temps qu'elle n'en a que pour les activités spontanées, tirez une conclusion ferme au sujet de sa maladie, et considérez-la comme un «snack», sans plus. Nul besoin de ne plus la rappeler, mettez la simplement dans la case qu'elle mérite, pour laquelle elle a choisi de se comporter de la sorte.

Attention : comprenez bien la différence entre refuser les activités spontanées et ne pas être capable de placer un rendez-vous. La spontanéité est davantage une qualité qu'un défaut, c'est l'incapacité de ne pas pouvoir fonctionner AUSSI avec un agenda qui déclare une fille victime de spontanéité chronique.

Ma question demeure, et je m'adresse aux filles : pourquoi cette nouvelle maladie, qui n'existait pas il n'y a pas si longtemps ? La réponse la semaine prochaine.

Écrivez à Marc Boilard

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