Le 18 décembre 2014
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Je préférais «choker»

Canoe.ca  | 10 décembre 2012

Ma dernière chronique a suscité beaucoup de réactions. Je veux vous expliquer ce qui m'a incité à en parler.

Pendant des années, j'avais une politique claire face aux problèmes que j'avais avec autrui, au travail ou personnel. Si ça allait mal, je me poussais. Je cherchais un plan B dès que ça accrochait. Si ça ne fonctionnait pas à droite, j'allais à gauche. Et ça marchait. Jusqu'au jour où...

À l'âge de 33 ans, j'ai eu un problème au travail. Une situation où je n'ai pas pu me pousser. J'étais peinturé dans le coin. Je vous fais grâce des détails, mais mon père, devant mon désarroi, m'a donné un conseil tout bête : va de l'avant. «Signe une entente moyenne, embarque dans une aventure moyenne, mais va de l'avant. Tu corrigeras les choses en cours de route.» Autrement dit, ne cherche pas comment te sauver, on ne se sauve jamais de nous-mêmes.

On est des gars. La plupart d'entre nous préfèrent ne pas parler de nos problèmes, et cherchent à les régler par nous-mêmes. Quand les solutions n'arrivent pas, on se referme. Les filles ne sont pas mieux : leurs expériences les poussent à se fier principalement à leurs «feelings». Mais c'est quoi ce «feeling», sinon une réaction actuelle à une expérience passée? Va où ton cœur te mène, c'est-à-dire la face dans le mur...

Dans un cas comme dans l'autre, on finit toujours par reculer au lieu d'avancer. Dès qu'on reconnaît des signes qui nous font penser à une expérience douloureuse passée, on lui tourne le dos. Les «feelings» et les mauvaises expériences ont le dos large pour nous permettre dans le fond de juste dire non.

Je reçois des lettres de gars qui ont l'impression d'avoir été trop bon gars. D'autres qui se demandent comment faire le juste dosage selon la situation. Oubliez ça les mecs : vous n'y arriverez pas toujours. Et vous allez être confronté à des situations qui sont faites pour vous mêler. Ne les fuyez pas. Acceptez simplement d'être dans une mauvaise passe. Vous allez vous en sortir, vous allez comprendre pourquoi.

L'époque est difficile sur le plan relationnel parce que les gens que l'on croise ont eux aussi des tonnes d'expériences douloureuses derrière eux, et personne ne réagit à tout ça de la même façon. Ceux qui se poussent ne sont pas moins bon, juste moins outillés pour y faire face. Elle ne vous aime pas, ou elle n'y croit pas? Une question, plusieurs choix d'actions. Mais aller de l'avant signifie de ne pas fuir devant l'inconfort.

Monsieur Séduction était dans le champ

Bon, la portion sérieuse de mon texte est terminée, laissez-moi maintenant vous résumer le tout par une anecdote réelle plutôt drôle, mais pas moins révélatrice.

Un jour, j'ai eu ma «date» la plus désastreuse à vie. Le fond du baril, rien de moins. Et contrairement à tous les blogues du genre qui documentent à quel point l'autre a été zéro, ce n'était pas à cause de la fille, mais bien par ma faute. Terrible. La fille m'a dit pendant le rendez-vous à quel point j'étais zéro. Monsieur Séduction était gravement dans le champ.

J'en ai parlé à des amis qui m'ont dit de prendre un break de «dating», que j'étais à cette époque trop déchaîné et que je tirais dans toutes les directions. En un mot, de me retirer. Ce n'était pas un mauvais conseil, dans la mesure où cela permet de réfléchir à tes affaires. Bref, je ne voulais pas juste me pousser, mais ici aussi, aller de l'avant.

J'ai réalisé que j'avais un défaut épouvantable avec les filles qui s'était développé au fil des années. Je ne sais pas pourquoi, mais je me comportais de façon nulle sur un point en particulier. J'ai corrigé ce défaut, et par la suite, les résultats se sont sérieusement améliorés.

J'aurais pu me pousser, mettre ça sur le dos de la fille, mais j'ai préféré m'excuser, trouver le problème et aller de l'avant.

Je crois que la semaine prochaine je vais vous révéler quel est ce défaut terrible et le truc que j'ai développé pour y remédier. Ça vient avec une nouvelle théorie à propos des filles en général, celles dans la trentaine en particulier. Si vous m'écrivez en assez grand nombre, je vais vous révéler ça en détail dans ma prochaine chronique.

Alors, ça vous tente de lire ça?

Écrivez à Marc Boilard

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