Marie-Josée R. Roy
Agence QMI

Transsexualité: Anne-France Goldwater questionne l'impact sur les proches

Transsexualité: Anne-France Goldwater questionne l'impact sur les proches

COURTOISIE

Marie-Josée R. Roy

Anne-France Goldwater invite à la prudence en ce qui a trait à la transsexualité. Inquiète des répercussions que peuvent générer des changements de sexe hâtifs chez les jeunes adolescents, et soucieuse de l'impact provoqué par de telles transformations chez les conjoint(e)s des personnes trans, l'avocate use de son franc-parler habituel pour exprimer son opinion.

«La société n'est pas rendue au point de questionner l'impact sur les proches», maintient-elle, convaincue.

La toujours colorée Anne-France Goldwater est à la barre de la nouvelle émission «Goldwater à l'écoute», sur les ondes de Canal Vie. Dans cette série de 13 épisodes, produits par Media Ranch, la spécialiste en droit familial conseille des couples en crise ou en instance de séparation, secondée par le psychologue Dr Paul Simard.

Le duo affrontera des situations parfois abracadabrantes qui ne sont pas «arrangées», jure l'équipe de production, laquelle soutient ne pas avoir voulu créer un «freak show» avec «Goldwater à l'écoute».

Dans le premier épisode, qui sera diffusé lundi prochain, Goldwater et son acolyte se retrouvent devant un tandem à la dynamique malsaine, où une femme à l'identité sexuelle ambiguë exerce une emprise étouffante sur son jeune conjoint naïf.

L'extrait a entraîné de vives discussions en visionnement de presse, jeudi matin, lorsque Anne-France Goldwater, jasant de ce cas particulier, a évoqué le «narcissisme», selon elle, qui accompagne parfois la démarche vers la transsexualité.

«Je trouve qu'il y en a beaucoup qui ont des élans très narcissiques à travers ce changement identitaire qui leur appartient. La société peut être cruelle. (...) Ceux qui veulent changer d'identité, il n'y a aucun questionnement sur l'impact qu'il peut y avoir sur les partenaires qui sont déjà là.»

Pas trop jeune

La juriste est également d'avis que l'opération de changement de sexe ne doit pas avoir lieu trop rapidement chez les gens désireux de s'y soumettre.

«En tant que femme, jamais, jamais vous n'allez me convaincre que c'est un bon choix à faire, sans vivre au moins 10 ans en tant que transgenre. Parce que vous ne pourrez jamais revenir sur cette décision, et beaucoup de recherches scientifiques disent que beaucoup d'adolescents et de jeunes adultes changent d'idée après un certain temps. Si vous avez perdu vos couilles, c'est trop tard!», plaide Goldwater de son langage cru, ajoutant qu'elle s'alarme de la consommation de produits chimiques menant à des résultats «irréversibles» chez des enfants à l'orée de l'adolescence.

«C'est très variable, la sexualité. Ça évolue, dans la vie», argue Anne-France Goldwater.

«Goldwater à l'écoute», le lundi, à 21 h, à Canal Vie, dès le 15 octobre.



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