AFP
AFP

Un protagoniste de la série «Making a Murderer» reste en prison

Un protagoniste de la série «Making a Murderer» reste en prison

Photo courtoisie

AFP

Une cour d'appel de Chicago a rejeté vendredi les arguments en faveur de la libération d'un des protagonistes de « Making a Murderer », série documentaire à succès qui a illustré les failles du système judiciaire américain.

Quatre des sept magistrats de la cour, qui s'était réunie en assemblée plénière en septembre, sont arrivés à la conclusion que les aveux de Brendan Dassey n'ont pas été forcés par la police.

Il était « légitime de débattre » de la question de savoir si les aveux de Dassey ont été volontaires, a écrit la cour, en concluant que la thèse de la confession libre était « raisonnable ». Les juges ont donc cassé un précédent arrêt rendu par cette même cour à la majorité de deux juges sur trois.

Brendan Dassey, âgé aujourd'hui de 28 ans, et son oncle Steven Avery ont été condamnés à la réclusion à perpétuité en 2007, dans une région côtière du lac Michigan, pour l'homicide d'une photographe de 25 ans, Teresa Halbach.

L'État du Wisconsin, où a été tuée Mme Halbach, combat farouchement l'éventualité d'une libération de M. Dassey, qui est demandée par des milliers d'Américains.

Cette affaire passionne des millions de personnes aux États-Unis et au-delà, depuis la sortie sur Netflix en décembre 2015 du docu-série « Making a Murderer », qui dissèque l'enquête sur le meurtre de Teresa Halbach, en soulevant nombre d'éléments troublants.

Pour de nombreux Américains, Steven Avery et Brendan Dassey ont été l'objet d'une machination ourdie par la police ou le procureur du Wisconsin, qui avaient depuis longtemps la famille Avery dans leur collimateur.

Les défenseurs de Brendan Dassey, qui jouit d'un quotient intellectuel très limité, affirment qu'il a été poussé à une confession sur des faits imaginaires lors d'un interrogatoire policier très controversé.

Adolescent à l'époque de la mort de Mme Halbach, il a également été très mal défendu par un avocat commis d'office.

Dans une précédente affaire, Steven Avery avait passé 18 ans derrière les barreaux pour une violente agression sexuelle qu'il n'avait pas commise. Il avait été innocenté par des preuves ADN et libéré de prison en 2003.

Ses ennuis ont recommencé juste au moment où il s'apprêtait à poursuivre devant les tribunaux les responsables de cette erreur judiciaire, ce qui selon ses partisans renforce la thèse du complot contre lui.



Cliquez sur "J'aime" pour ajouter nos articles à votre fil Facebook


Vidéos

Photos