Sandra Godin
Journal de Québec

Sylvie Léonard: Des rôles aux antipodes

Sylvie Léonard: Des rôles aux antipodes

Sylvie Léonard dans Lâcher prise.Photo Courtoisie / Radio-Canada

Sandra Godin

Plusieurs acteurs passent une partie de leur carrière à jouer des personnages qui se ressemblent, et restent pris dans le même «casting», comme on dit dans le jargon de l'industrie. À 61 ans et après plus de 35 ans de carrière, Sylvie Léonard constate le large éventail de rôles différents qu'elle a eu à jouer autant au théâtre qu'à la télé. Aujourd'hui, son plaisir réside plus que jamais dans les transformations qu'elle subit pour se glisser dans la peau d'un personnage.

Après avoir mis la perruque dans Feux pour la douce Hélène, mis des prothèses mammaires pour l'exaspérante Mireille dans Ruptures, Sylvie Léonard est de nouveau flamboyante cet hiver dans Lâcher prise, la ­nouvelle comédie de Radio-Canada.

«J'ai été chanceuse, parce que je n'ai jamais joué la même chose, confie-t-­elle à l'autre bout du fil. Et j'accepte beaucoup de me changer. C'est ça mon métier. Je ne comprends pas les acteurs qui n'acceptent pas trop de le faire. Je n'étais vraiment pas belle dans Feux. Mais c'est ça qui est ­formidable. Je suis contente quand on m'offre quelque chose qui est très loin de mon physique.»

Dans Lâcher prise, elle y incarne ­Madeleine, un personnage sans filtre - c'est peu dire - dont il sort de la bouche des répliques savoureuses ­signées Isabelle Langlois.

Une histoire d'amitié

«Les répliques sont assassines, se ­réjouit-elle. Il faut toujours connaître nos textes sur le bout de nos doigts, mais avec un personnage comme ça, il faut presque devancer la réplique. ­Elle parle plus vite qu'elle pense. Tu dois toujours être en avant de ce que tu vas dire.»

Concernant ce texte qu'elle doit ­livrer «à bout portant», Sylvie Léonard ne pouvait être plus heureuse de donner la réplique à sa grande amie Sophie Cadieux.

«On a joué ensemble au théâtre et au cinéma. On se disait toujours que ce serait le fun d'avoir un projet comme celui-là, être dans un duo ensemble dans un grand projet. Quand ça, c'est arrivé, c'était au-delà de nos espérances.»

De retour d'Europe

Depuis environ cinq ans, Sylvie ­Léonard entretient une carrière en parallèle en Europe, où elle joue au théâtre. La première fois qu'elle y est allée, elle y a passé trois mois pour jouer dans Les Femmes savantes, ­mise en scène par Denis Marleau.

Sylvie Léonard revient d'ailleurs de là, où elle reprenait son rôle de Suzanne dans Vanishing Point (Les deux voyages de Suzanne W.), qui avait été présentée à l'Espace Go en 2015.

«Ça me plaît de jouer dans différents théâtres, c'est extraordinaire. J'entre dans des théâtres où je sais que de grands comédiens français ont joué là.»

Elle confie d'ailleurs que des choses «se développent» pour elle là-bas, mais rien d'assez officiel pour pouvoir en parler.


Lâcher prise est diffusé le lundi, 19 h 30, à Radio-Canada. Ruptures suit à 20 h.



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