Un Homme mort... ressuscite

Séries - Un Homme mort ... ressuscite

Dany Bouchard
Le Journal de Montréal

Dernière mise à jour: 23-04-2009 | 07h04

Trois ans après avoir quitté l'antenne, la série Un Homme mort de Fabienne Larouche vient d'être vendue en France, au puissant groupe Orange.

L'entente a été conclue lundi dernier.

«Les gens du groupe Orange ont trippé. Ils ont dit qu'on était en avance de trois ans sur tout le monde avec le sujet des banques», confie l'auteure et productrice Fabienne Larouche, jointe hier en Floride.

Orange est une importante entreprise de télécommunication présente dans la plupart des pays européens et dans certains pays d'Afrique. La compagnie est très active dans le marché de la téléphonie portable, de l'Internet et, maintenant, de la télévision.

«Ils sont dans la télévision payante et ils ont leur propre chaîne, précise Fabienne Larouche, en ajoutant que le groupe dispose maintenant d'un an pour diffuser les huit épisodes de la série sur toutes ses plates-formes.

Réalisée par Sophie Lorain, la série met en vedette Michel Barrette et Karine Vanasse, un visage déjà familier du public français. Elle a joué dans le téléfilm Marie-Antoinette, une coproduction entre la France et le Québec.

«Karine est super contente et Sophie aussi», confie Fabienne Larouche.

Une suite, à la télé ou en livres

Selon l'auteure, la vente d'Un Homme mort en France pourrait relancer l'idée de faire une suite à la série.

«Les Français voudront savoir comment ça finit, comment est mort Michel Gendron, espère-t-elle. Orange voudra-t-il faire une suite en France? Peut-être. Est-ce que le tournage pourrait reprendre au Québec? Tout est possible à ce stade-ci», confie-t-elle.

Il y a trois ans, Fabienne Larouche et Michel Trudeau, son conjoint et le coproducteur de la série, ont investi beaucoup de temps et d'énergie dans Un Homme mort.

«Il y a encore de l'intérêt. Les gens me demandent encore comment ça se termine, parce qu'à l'époque, les gens ont été hyper déçus quand ç'a été déplogué», confie Mme Larouche.

Bien décidée à ce que la série Un Homme Mort ne soit pas reléguée aux oubliettes, Fabienne Larouche songe même à en faire une série de livres.

«Je vois ça en quatre tomes, dit-elle. Le premier reprendrait les épisodes de la série, et on saurait, à la fin du quatrième tome, comment meurt Michel Gendron.»

Meurtre et finance

Diffusés de février à mars 2006, à TVA, les épisodes de la série Un Homme mort ont été regardés par une moyenne de 1,5 million de téléspectateurs.

«À l'époque, on était numéro un dans les séries», souligne Fabienne Larouche, en ajoutant que 90 000 internautes s'étaient aussi inscrits au jeu Web mis en ligne en même temps que l'émission.

À la fin de la première saison, TVA a pris tout le monde par surprise en annonçant que la série, au budget de 850 000 $ par épisode, ne connaîtrait pas de suite sur ses ondes. À l'époque, le responsable de la programmation à TVA, Philippe Lapointe, disait que la série «n'était pas rentable» et que «l'auditoire était moins important que prévu».

Filmée en 35 millimètres, la série raconte l'histoire de Kim Blanchard (Karine Vanasse), une bollée des finances de 25 ans qui débute sa carrière dans le milieu bancaire, quand son destin croise celui du policier Paul Devault (Michel Barrette) qui enquête sur le meurtre d'un enseignant, Michel Gendron, que connaît fort bien la jeune femme.

Débute alors une enquête complexe qui semble impliquer tout le monde dans l'entourage de Kim, à commencer par son incernable copain (Sébastien Delorme), son douteux patron (Michel Dumont) et sa collègue jalouse (Isabel Richer).


Cliquez sur "J'aime" pour ajouter nos articles à votre fil Facebook


Vidéos

Photos