Un bel échange de politesses

Radio-Canada - Un bel échange de politesses

Pascale Lévesque
Journal de Montréal

Salué comme un grand maître par tous ses collègues, hier, Bernard Derome a paru gêné des éloges que lui faisait sa dauphine, Céline Galipeau. La voyait-il d'emblée comme sa relève?

Sa réponse: «Je pense que c'est assez normal, assez naturel. Il y a longtemps que je parle de Occupez-vous de la relève. La relève, c'est pas évident, dans le milieu, c'est pas facile. Ça se prépare de longue haleine. Ça fait des années que je le dis à Radio-Canada. Peut-être que si on l'avait fait un peu plus tôt, il y a des choses qui se sont produites qui ne se seraient pas produites.»

Comme réponse directe, on a déjà fait mieux. Mais de quelles «choses» parle-t-il? "Pas besoin de faire de dessin. Il y aurait eu moins de hauts et de bas, ça aurait peut-être moins brassé ", précise Bernard Derome, faisant sûrement référence à Stéphane Bureau, qui avait pris sa suite en 1998.

«Le fait qu'on planifie ensemble cette transition-là, d'un commun accord, nous per met d'en contrôler les étapes», explique Alain Saulnier.

D'ailleurs, Céline Galipeau n'a pas cessé de faire des éloges à Ber nard, dévoilant même son angoisse à l'idée de remplacer l'irremplaçable.

Donnant lieu à un curieux échange. «C'est vrai que ce sont des souliers très grands à chausser, et c'est clair que la tâche va être assez lourde», a-t-elle dit, alors que Bernard Derome répliquait du tac au tac: «Y'a pas de doute!»

Alors qu'Alain Saulnier l'invitait à en ajouter, l'homme qui a donné 33 ans de sa vie au TJ a été plus réservé envers sa relève: «Tu as fait ta marque, déjà, et je pense que tu n'as pas fini de la faire, et puis voilà...» a-t-il adressé à Céline Galipeau, qui en remettait: «Je veux vraiment te rendre hommage...» «C'est assez!», a coupé Derome, visiblement mal à l'aise, à l'endroit de sa consoeur.


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