«On a pris note des préoccupations du CRTC... C'est tout ce qu'on peut s'offrir» - Maxime Rémillard

TQS - «On a pris note des préoccupations du CRTC... C'est tout ce qu'on peut s'offrir» - Maxime Rémillard

Caroline Roy
Le Journal de Montréal

Se disant grand consommateur de télévision et fan de 110 %, Maxime Rémillard, le propriétaire en devenir du mouton noir, ne s'attendait pas à recevoir autant de résistance du CRTC sur la disparition des nouvelles à TQS.

Dans une entrevue exclusive donnée au Journal de Montréal hier, Maxime Rémillard confie que le combat qu'il livre pour acquérir TQS n'est pas de tout repos.

En réalité, le propriétaire de Remstar ne croyait pas que le CRTC insisterait autant sur la sauvegarde d'un minimum de nouvelles à TQS.

«On pensait que la politique télévisuelle canadienne nous permettrait d'avoir une telle programmation. La semaine passée, on a pris note des préoccupations du CRTC. On croit être arrivés à une proposition qui répond à leurs attentes», dit-il aujourd'hui au bout du fil.

Julien et Maxime Rémillard proposent deux heures de nouvelles par semaine pour la région de Montréal et de Québec. En région, c'est 50 minutes hebdomadaires de nouvelles locales.

«C'est tout ce qu'on peut s'offrir», lance-t-il fermement. Ces derniers jours, il soutient qu'il a scruté, analysé et reviré dans tous les sens son plan d'affaires pour trouver avec quel argent le réseau peut réaliser des nouvelles.

Il le répète: TQS éprouve des difficultés financières. Lui et son frère ne veulent que sauver le mouton noir.

Tout au long de l'entrevue, Maxime Rémillard souligne qu'il est un grand consommateur de télévision. Et qu'apprécie-t-il à l'antenne de TQS? Pas évident de le savoir.

«C'est une question difficile, répond M. Rémillard en riant. C'est comme me demander quelle musique je préfère. J'aime beaucoup de choses en télévision.»

Qu'en est-il de la future programmation de TQS? «On voit la tendance. Vous savez, l'industrie de la télé est en transition. Il y a une tendance pour des émissions événementielles, où il y a une interaction avec le public. J'aime ce type d'émission, et mon frère aussi», explique-t-il.

Pour le reste, l'homme d'affaires de 33 ans se fait avare de commentaires dans la mesure où il n'est pas encore le propriétaire officiel de TQS. «Si l'on devient propriétaires, notre propre programmation ne commencera pas avant janvier 2009», dit-il.

Un téléspectateur de 110 %

Avant même de penser à acheter cette station, Maxime Rémillard avoue que parmi toutes les émissions de TQS, il regardait surtout les débats sportifs de 110 %. «Je suis un fan de hockey», dit-il, presque sous le ton de la confession.

Pour s'informer, il préfère consulter les nouvelles sur Internet et sur son cellulaire. «Il y a tellement de nouvelles technologies pour donner l'information», dit-il.

Ça explique peut-être pourquoi il ne privilégie pas les bulletins de nouvelles dans ses plans d'avenir pour TQS.

Quant à sa vie privée, Maxime Rémillard se fait prudent. Rappelons qu'il est le conjoint de Karine Vanasse. Fera-t-il une place à TQS pour la comédienne? À la barre d'une émission, par exemple? «Je n'ai pas de commentaires là-dessus», répond Maxime Rémillard à cette question, un peu sèchement. Lors du départ la semaine dernière du directeur de la programmation de Radio-Canada, Mario Clément, certains ont insinué que Maxime Rémillard pourrait être intéressé à l'inviter dans son équipe. «Je n'ai jamais parlé à Mario Clément. Je ne connais pas cet homme», a indiqué M. Rémillard.


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