Le Négociateur en première ligne

Gala des prix Gémeaux - Le Négociateur en première ligne

DANY BOUCHARD ET PASCALE LÉVESQUE
Le Journal de Montréal

Dernière mise à jour: 21-06-2007 | 16h31

Avec douze mises en nomination, Le Négociateur de TVA domine les finalistes du 22e gala des prix Gémeaux, de retour en septembre à la télévision de Radio-Canada après trois ans d'absence.

Les mises en nomination du 22e gala des prix Gémeaux ont été dévoilées hier après-midi.

Annie et ses hommes est citée à 10 reprises, Les hauts et les bas de Sophie Paquin ainsi que Minuit, le soir récoltent chacune 11 mises en nomination, mais c'est Le Négociateur, avec 12, qui part avec la plus longue avance.

«Je suis surpris», admet le producteur de la série, Vincent Gabriele.

«Mais c'est une bonne série», ajoute-t-il en souriant.

Les qualités reconnues au Négociateur ont trait à sa deuxième saison.

«La troisième sera diffusée bientôt, et ce sera la dernière, annonce M. Gabriele. On est tous arrivés à la conclusion qu'on a fait le tour.»

Plusieurs autres séries et comédies font bonne figure au chapitre des nominations, dont Nos étés III (8 mises en nomination), Rumeurs (8), Le Bye-Bye de RBO (8), Providence (8), La Galère (7), François en série, (7) Les Étoiles filantes (7) Les Invincibles (6), Enjeux (6), Kif-Kif (6), et Le 7e Round (6).

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Au chapitre des comédiens de télésérie, Denis Bernard, Sylvain Marcel, Claude Legault, Jean-François Pichette et Emmanuel Bilodeau se font compétition.

Chez les comédiennes de télésérie, la lutte se fera entre Isabelle Brouillette, Anne Casabonne, Louise Forestier, Julie Perreault et Marie-Chantal Perron.

Pour les téléromans, le prix du meilleur premier rôle masculin sera remis à Denis Bouchard, Sébastien Delorme, Hugo Dubé ou Bernard Fortin.

Chez les femmes, la compétition se fera entre Guylaine Tremblay, Michèle- Barbara Pelletier et Monique Mercure.

Les 260 jurés de l'organisation ont étudié les candidatures de 1768 individus, soit 11,5% de plus qu'en 2006.

«De retour au bercail»

Diffusé par Canal D, et par ARTV ces deux dernières années, le gala fera son retour à la télévision de Radio-Canada le 9 septembre, à 19h30, en direct du Palais des Congrès.

«On est de retour de bercail!» lance l'animateur du gala, André Robitaille.

«Vous avez tous suivi les problèmes qu'on a eus dans le passé, et on pense que beaucoup de choses se sont réglées», estime pour sa part Mario Clément, directeur de la programmation de Radio-Canada.

Comme par les années passées, plusieurs producteurs (Julie Snyder, Fabienne Larouche) et diffuseur (TVA) boudent les Gémeaux. La direction de TVA, toutefois, ne s'oppose pas à ce que les producteurs de ses émissions les soumettent eux-mêmes au jury des Gémeaux.

«On veut démocratiser le gala et faire de la place aux autres réseaux, confie Mario Clément. Il y a quand même 12 nominations pour un show de TVA (Le Négociateur), alors c'est la preuve que la place est là. [...] Pour moi, ce sont des problèmes très périphériques.»

Le rôle de Radio-Canada

Le gala télévisé coûtera entre 700 000 et 750 000 $, alors que l'ensemble de l'opération - incluant le gala hors d'ondes, le cocktail et le banquet qui précéderont - avoisinera 1 M$.

«C'est le rôle de la télévision publique que de mettre un spot sur les artisans de la culture, dit à ce sujet M. Clément. C'est une opportunité, mais aussi un devoir.»

Par le passé, le gala des prix Gémeaux était diffusé en décembre.

Des hauts et des bas

Même si Les hauts et les bas de Sophie Paquin récolte 11 nominations, la série écrite par Richard Blaimert et produite par Sphère Média n'est pas citée dans la catégorie des meilleures comédies. Un fait pour le moins surprenant, pour ne pas dire troublant. «C'est ben plate, mais en même temps, c'est un jury qui décide et il faut être bon joueur», a commenté l'auteur. Sophie Pellerin, la productrice, était tout aussi surprise. «Si c'est vrai qu'on a 11 nominations, c'est un peu étonnant qu'on ne soit pas dans "meilleure comédie"», a-t-elle dit. La bande de Sophie Paquin peut se consoler avec ses six nominations seulement pour le jeu.

Vocabulaire révisé

Pour le président de l'Académie canadienne du cinéma et de la télévision, Charles Ohayon, le mot chicane n'est plus approprié pour parler du fait que certains réseaux ne sont plus présents aux Gémeaux. «C'est plutôt une différence sur le plan de la philosophie d'un gala. D'un côté, aux Artis, l'objectif, c'est de permettre au public de donner son appréciation ; et de l'autre, aux Gémeaux, c'est de donner l'occasion aux artisans de se féliciter. Si l'Académie existe, c'est bien pour rendre hommage à ses membres», soutient-il.


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