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La galère - Une sixième saison?
Photo Simon Clark / Agence QMI
Geneviève Rochette, Brigitte Lafleur, Anne Casabonne et Hélène Florent.

LA GALÈRE

Une sixième saison?

Yves Leclerc
19-11-2012 | 04h00

QUÉBEC – La cinquième saison du téléroman La galère se termine lundi soir. L’auteure Renée-Claude Brazeau vivra alors un moment de soulagement, doublé d’un certain sentiment d’urgence, en vue de la production d’une possible sixième saison.

La galère, qui attire chaque lundi autour de 860 000 téléspectateurs, selon les données BBM, quittera les ondes pour peut-être revenir en septembre prochain.
L’auteure vivra un grand moment de soulagement à 22 h lorsque le générique final se mettra à défiler.

«Chaque émission est un peu une sorte de bulletin scolaire avec les gens qui réagissent et qui disent s’ils ont aimé ou pas ce qu’ils viennent de regarder. Il n’y aura plus de bulletins pour un bout de temps et ça va être, pour moi, une sorte de soulagement», a laissé tomber Renée-Claude Brazeau lors d’un entretien téléphonique.

Un sentiment d’urgence fera aussi rapidement son apparition avec une éventuelle sixième saison à écrire et à tourner. «J’ai deux épisodes d’écrits et je travaille en ce moment sur le troisième. Je vais rencontrer les gens de Radio-Canada, lorsqu’il y en aura cinq de complétés et on va regarder, à ce moment, ce qu’il en est et si on continue pour une sixième année», a indiqué l’auteure, qui travaille avec sa sœur Mimi pour l’écriture des textes.

À couper le souffle

Renée-Claude est fière de cette cinquième saison qui se terminera avec une finale ouverte, remplie d’espoirs et qui ouvrira plusieurs portes en prévision d’une sixième saison. Elle a promis un épisode où les 15 dernières minutes seront à couper le souffle.

«Je suis plus fière de cette saison que de la quatrième, a-t-elle raconté. J’ai trouvé que c’était meilleur. Mimi est plus rationnelle que moi et elle m’aide beaucoup pour l’écriture et pour le développement des intrigues. L’idée est toujours de trouver le bon dosage entre les histoires qui pourraient prendre trop de place et les autres. Il y a beaucoup de personnages, maintenant, dans La galère. Ils vivent toute sorte de choses et ça devient mathématique.»

Renée-Claude Brazeau est particulièrement contente d’avoir pu aborder la thématique du suicide assisté par l’entremise d’Isabelle Lévy (Geneviève Rochette), qui souffre d’Alzheimer et avec Mme Baer (Andrée Lachapelle) qui est prête à mourir et qui ne veut pas devenir un poids pour son entourage.

«On devrait pouvoir, malade ou non, partir quand on veut. Ça fait quelques années que je voulais aborder cette thématique. J’ai lu les commentaires sur la page Facebook de l’émission et les gens ne sont pas scandalisés par ça. J’aime traiter de ces sujets-là», a-t-elle dit.

La page Facebook de La galère est la plus populaire des séries québécoises sur le réseau social Facebook avec 106 000 abonnés. «C’est moi qui écris sur cette page et j’adore ça. C’est nourrissant et amusant. Ça me permet de voir les erreurs que j’ai pu faire et voir aussi ce qui a fonctionné le plus dans les choix que j’ai faits. C’est un polaroid instantané. Je ne pourrais plus me passer de ça», a-t-elle fait remarquer.

L’auteure, qui était très sensible aux critiques par le passé, a beaucoup changé. «J’ai dû effacer un seul commentaire négatif, depuis que cette page est en fonction, et c’est parce que c’était trop vulgaire», a-t-elle dit.

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