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Piratage de Radio-Canada - «Je trouve ça ordinaire»
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L'animateur a «sauté sa coche».

PIRATAGE DE RADIO-CANADA

«Je trouve ça ordinaire»

Marc Pigeon
14-03-2010 | 08h32

L'animateur radiophonique Paul Arcand réagit vivement aux explications de Radio-Canada, qui s'est servie dans le site Web de 98,5 FM en piratant sans permission une entrevue qu'il avait réalisée.

Radio-Canada expliquait dans l'édition d'hier qu'il était pratique courante dans les médias électroniques de s'emparer d'extraits audios d'entrevues réalisées par une station concurrente puisqu'une fois ces extraits rendus sur le Web, «c'est public».

La société d'État indiquait aussi ne jamais avoir refusé de fournir d'extraits d'entrevues pour l'émission de Paul Arcand lorsqu'il en fait la demande. «C'est pas vrai!», a réagi Paul Arcand, hier.

Selon lui, soit le 98,5 FM essuie des refus, soit il est si complexe d'avoir une permission que cela ne fonctionne pas. À tel point qu'il a cessé de faire des demandes.

Devant cette situation, Arcand a refusé d'autoriser Radio-Canada à diffuser une entrevue réalisée. Mais la SRC s'en est tout de même servie, en puisant l'extrait audio dans le site Web de la station.

Il a sauté sa coche

«J'ai sauté ma coche quand j'ai vu que, malgré le fait qu'on ait dit non, ils sont allés prendre un extrait d'une entrevue et ils l'ont diffusé. Là, j'ai trouvé qu'il y avait une limite qui était dépassée», a dit Paul Arcand.

"C'est la première fois que je vois que, quand on dit non, quelqu'un vient se l'approprier ", dit-il.

«Si c'est la pratique de Radio-Canada de dire que dans ses bulletins d'information ils pigent sur les sites Internet et mettent ça en ondes, moi, je trouve ça ordinaire», poursuit Paul Arcand.

L'homme qui a passé sa carrière à la radio dit n'avoir jamais entendu parler d'une politique du CRTC, invoquée par Radio-Canada, autorisant semble-t-il ce type de pratique.

Selon l'animateur, les patrons des deux stations de radio se sont parlé afin d'aplanir les tensions. Un patron de la société d'État aurait évoqué des «initiatives malheureuses» de la part d'affectateurs ou de chefs de pupitre, selon Arcand.

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