SUR VDumont trop figé dans son rôle d'animateurMichelle Coudé-Lord Le Journal de Montréal 08-09-2009 | 05h50
Mario Dumont aura choisi un sujet casse-gueule pour sa première émission présentée hier soir à la station : l'avenir du Stade olympique. La bête noire du politicien et aussi d'un animateur qui fait ses débuts. Le toit ne lui est pas tombé sur la tête, mais presque. Il aura nettement mal choisi sa cible comme premier sujet, qui a occupé la majeure partie de son émission. Une analyse trop longue, peu convaincante et des invités sur le sujet qui ne faisaient pas le poids, avec un ingénieur à la retraite frustré et Rodger Brulotte qui représentait le peuple. Sa formule du panel était fort déficiente. S'il veut susciter de vrais débats, il faudra rectifier le tir. On a eu droit à une visite du Stade olympique avec André Gourd, le grand manitou de la RIO, qui veut que le gouvernement lui donne son nouveau toit, car comme l'a dit le politicien-animateur Mario Dumont, une démolition de 500 M$, on ne va jamais s'embarquer dans un tel projet. L'heure fut longue, comme une soirée électorale annonçant une défaite. Au début, sa première entrevue avec une amie du père Gilles Lacroix, Lise Bissonnette, ne passera pas à l'histoire. La pauvre dame avait toute une responsabilité d'être la première invitée de l'ex-politicien. Un rôle trop cruel, car l'animateur, qui favorisait au début la pose figée du politicien, n'a pu récupérer son invitée. Les nouvellesDumont 360, rappelons-le, ramène l'information à V, ce qu'il faut applaudir. De courts reportages, beaucoup de vox pop et Ève Couture, la présentatrice, qui a montré tout de même une belle assurance, mais doit cesser de contrôler cet écran LED interactif avec un geste de la main un peu agaçant pour le téléspectateur. Une présentatrice des nouvelles qui n'a rien à voir avec les filles de Call-TV, ce qui est rassurant. Mario Dumont est intelligent et un bon communicateur. S'il sait améliorer le contenu et sortir de son corset de politicien, il pourra passer la rampe avec l'expérience. Pourquoi aller faire une entrevue banale sur la victoire du Monstre de La Ronde gagnant d'un concours sur Facebook ? Peut-être pour rejoindre l'auditoire jeune ciblé par la nouvelle station des frères Rémillard. Il aurait pu opter pour la place des Festivals, car toute l'action était là, hier, avec son inauguration. Un gros défiL'émission est diffusée en direct d'un studio loué à Télé-Québec. Le même endroit où sera présentée l'émission L'Attaque à 5 de Jean Pagé. D'ailleurs, on a eu droit à une petite plogue de quelques minutes du sujet de l'émission de fin de soirée, comme ce sera le cas chaque jour. Problème de contenu, donc, pour la première de l'ex-politicien qui, rappelons- le, a failli être premier ministre du Québec. Il faudra lui donner le temps, car la télévision est un art, comme la politique. Comme les débuts de l'ADQIl nous confiait «avoir voulu secouer le Québec comme politicien» et ça n'a pas marché. Hier, d'entrée de jeu, dans un message de campagne électorale, il invitait les téléspectateurs qui l'avaient suivi dans sa vie publique, avec «ses hauts et ses bas», de tourner la page avec lui. Or, hier, la première de Dumont 360 rappelait les débuts de l'ADQ : peu de gens dans la salle, à la recherche de contenu et un animateur qui promet, mais qui doit composer avec un mandat énorme. Dumont 360: à de 17 heures à 18 heures, du lundi au vendredi. |