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Virginie - Les grands bouleversements
© Photo Gracieuseté Aetios Productions
L’auteure Fabienne Larouche fera vivre de grands bouleversements aux personnages de Stéphanie Crête-Blais (Virginie Charest) et de Marcel Leboeuf (Michel Rivest).

VIRGINIE

Les grands bouleversements

Dany Bouchard
Le Journal de Montréal
21-07-2009 | 08h50

Retour au vouvoiement, port de l'uniforme et débat de fond sur la séropositivité: l'École Sainte- Jeanne-d'Arc de Virginie n'est pas au bout de ses peines, à l'aube d'une 14e saison qui s'amorcera en septembre prochain.

Les comédiens du populaire téléroman de Radio-Canada répètent depuis déjà quelques jours, mais les enregistrements des nouvelles émissions débutent officiellement demain.

Le début de la 14e saison sera marqué par une nouvelle règle du ministère de l'Éducation, qui veut resserrer le fossé entre les écoles publiques, comme Sainte-Jeanne-d'arc, et les écoles privées.

«C'est le retour du costume, du vouvoiement et du tutorat, confie l'auteure Fabienne Larouche.

«C'est une idée que j'ai eue, en pensant à une façon pour enrayer le décrochage scolaire», ajoute-t-elle.

Hugo Lacasse (Fabien Dupuis), qui a appris qu'il était séropositif vers la fin de la saison dernière, doit aussi composer avec l'arrivée d'un nouvel élève, venu du Bénin, qui est lui aussi séropositif. Inquiets, les parents des autres élèves considèrent que ce dernier est un risque pour la santé de leurs enfants.

De son côté, Virginie Charest (Stéphanie Crête-Blais) a toujours du mal à encaisser la tragédie, alors que son amoureux Frédéric a été la cible des taliban la saison dernière. Pour l'aider, Martine Larose (Ingrid Falaise) viendra habiter avec elle.

Le personnage de Louise Pouliot, qui a appris qu'elle était enceinte dans les épisodes diffusés au mois d'avril, vivra quant à elle une véritable grossesse à travers celle de son interprète, Pascale Desrochers.

«J'ai écrit ça au mois de mars, et Pascale m'a appelé il y a un mois de L'Isle-Verte, pour me dire qu'elle est enceinte pour de vrai», raconte Fabienne Larouche en riant.

En mode cinéma

Comme pour la plupart des productions à l'antenne de Radio-Canada cette année, Virginie a dû faire quelques concessions budgétaires.

«Tout le monde doit faire un effort cette année à Radio-Canada, indique Fabienne Larouche. On a accepté, nous, de baisser le coût de notre licence.» Le budget de production a aussi été légèrement revu, passant de 91 000 $ par émission d'une demi-heure l'an passé, à 90 000 $ cette année.

Comme chaque nouvelle saison de Virginie, Fabienne Larouche s'est toutefois assurée d'en donner un peu plus aux téléspectateurs.

«Chaque année, on ajoute quelque chose, que ce soit au niveau de la musique, du bruitage, du nombre de caméras, ou des décors.

«Cette année, on a décidé de tourner en mode cinéma. On a embauché un directeur photo (Sylvain Brault, le fils du cinéaste Michel Brault), et les réalisateurs sont dorénavant sur le plateau, et non plus en régie. Les téléspectateurs verront un changement au niveau de l'émotion et de l'interprétation des comédiens», note-t-elle.

Trauma

Particulièrement prolifique, Fabienne Larouche vient à peine de terminer l'écriture du 1565e épisode du téléroman, écouté en moyenne par 650 000 téléspectateurs.

«J'écris, j'écris et j'écris. Je suis travaillante», dit-elle en toute humilité.

Fabienne Larouche mène aussi de front sa nouvelle série de 10 épisodes, Trauma, que diffusera Radio-Canada l'hiver prochain. En tournage depuis le début du mois, Trauma, qui explore l'univers de la traumatologie, met en vedette Isabel Richer, Gilbert Sicotte, Laurence Leboeuf, James Hyndman, Jean-François Pichette et Christian Bégin.

La série bénéficie d'un important budget de 710 000$ par épisode d'une heure. «Certaines scènes, comme celles qui se passent aux soins intensifs, dans les couloirs et les chambres, devraient être tournées dans un vrai hôpital, mais comme l'action se situe dans les salles d'opération, il a fallu en reconstruire en studio», précise l'auteure.

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