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Deschamps, Harel et Castel - À la défense de Radio-Canada
© Pierre-Paul Poulin/Journal de Montréal
Yvon Deschamps fait partie des personnalités qui appuient Radio-Canada.

DESCHAMPS, HAREL ET CASTEL

À la défense de Radio-Canada

10-06-2009 | 08h37

Des personnalités de tous horizons, dont Yvon Deschamps, Louise Harel, France Castel, Louise Portal et Florent Vollant, se sont déplacées, mardi, pour exprimer publiquement leur appui à Radio-Canada.

A cause d'un manque à gagner de 171 millions $ dû à la baisse des revenus publicitaires et à une hausse de ses dépenses, la Société Radio-Canada doit supprimer 800 postes au pays, dont 336 dans ses différents services français. Le gouvernement conservateur a refusé de lui donner la marge de manoeuvre qui lui aurait permis d'éviter de faire ces compressions.

Diverses personnalités du milieu culturel, syndical et politique ont donc lancé ce mouvement d'appui à la société d'Etat, espérant que les citoyens s'y joignent.

Musicien et chanteur de musique traditionnelle, Yves Lambert a établi un parallèle avec les coupes dans des programmes de rayonnement de la culture à l'étranger, faites par le gouvernement conservateur juste avant la dernière élection fédérale. A ses yeux, Radio-Canada fait partie de l'identité culturelle des Canadiens et il faut donc se battre pour sauvegarder cette identité.

Florent Vollant, de Maliotenam, a soutenu qu'on lui «enlève beaucoup» en comprimant à Radio-Canada, parce que Radio-Canada est l'un des seuls réseaux, dit-il, à faire jouer sa musique. «Quand on est autochtone, quand on est d'une région éloignée, qu'on est francophone, quand on est une minorité, un réseau comme Radio-Canada, c'est vital pour des artistes comme nous qui, souvent, n'ont pas accès à des moyens pour rejoindre leur public. Donc, pour moi, être ici c'est une façon de reconnaître le travail qui a été fait à ce niveau-là», a-t-il témoigné.

Candidate à la mairie de Montréal, Louise Harel a jugé que les coupes à petites doses à Radio-Canada avaient des effets encore plus pervers qu'une vague unique de compressions en profondeur. «C'est le pire qui puisse se produire. C'est une réduction à petits feux. C'est comme pire que des coupures brutales, parce que les coupures brutales, ça fait réagir les gens plus vitement, alors que ça, c'est des compressions petit à petit, à chaque année, coupe par ci, coupe par là. Et ça, d'une certaine façon, l'opinion publique en est moins consciente. Je me demandais quand ce mouvement commencerait. Je ne pouvais pas croire qu'on resterait silencieux. Et je suis très contente que ça se produise aujourd'hui», a lancé l'ancienne ministre péquiste.

Parmi les autres personnalités qui ont pris la parole sur la tribune, on note la comédienne et animatrice France Castel, la comédienne Louise Portal et l'ancien syndicaliste Gérald Larose.

L'humoriste Yvon Deschamps était également présent dans la salle, en signe d'appui à la cause, de même que la coporte-parole de Québec solidaire, Françoise David, et la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau.

Un volet anglophone de cette campagne, en faveur de CBC, sera lancé prochainement.

En réplique, le gouvernement conservateur a rappelé qu'il accordait déjà 1,1 milliard $ à Radio-Canada et qu'il s'était engagé, lors de la dernière campagne électorale, à maintenir le financement de la SRC.

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