WIPEOUT18 500 candidats en trois semainesDenise Martel 23-05-2009 | 21h43
Il n’en fallait que... 200 pour former les dix équipes de cette première édition québécoise qui, comme toutes les séries Wipeout diffusées à travers le monde - le Québec est le 27e territoire- est tournée à une quarantaine de kilomètres de Buenos Aires, en Argentine, sur un immense site où se trouvent deux installations complètes de toutes les épreuves, incluant les immenses piscines, mares de boue et obstacles aux formes bizarroïdes en caoutchouc... la plupart du temps. Ce qui permet à l’équipe argentine de tourner deux séries en même temps. Ceci dit, la version québécoise comporte quelques différences, confie Sophie Ferron, fondatrice de la maison de production MediaRanch. D’abord, le défi de chaque équipe s’étendra sur 90 minutes, plutôt que 60. Ce qui permettra de présenter trois émissions de 30 minutes, diffusées en rafale trois soirs consécutifs. David Crète, directeur de marketing chez TQS, précise de son côté que les jours et les heures de diffusion ne sont pas encore déterminés. Il avoue sans peine que Wipeout sera le cheval de bataille de la rentrée, dans la guerre des cotes d’écoute que se livrent les différents réseaux. La productrice annonce également que la version québécoise comporte au moins deux nouveaux règlements dont le fait que quatre membres de l’équipe se qualifient pour la finale. Toutefois, un cinquième candidat qui a réussi les qualifications mais a échoué à une autre étape, est repêché par un des finalistes choisi au préalable, au hasard. Il devient le Choix de la dernière chance, ce qui lui permet de participer à la finale et même de remporter le gros-lot de 5 000$ attribué à chaque émission. Par ailleurs, un candidat qui réussit l’épreuve des «grosses boules» sans tomber à l’eau, se voit attribuer un bonus «secret» de 20 secondes, applicable à la finale.
L’adrénaline au plafond«Je l’ai fait, yé! Je l’ai toutte faitte... (sic). C’est le plus beau jour de ma vie!». Essouflée, dégoulinante mais radieuse, Véronique Durand, une candidate de St-Eustache, a littéralement l’adrénaline dans le plafond. Et pour cause, elle a réussi à compléter les différentes épreuves de la Zone finale de Wipeout, l’émission sur laquelle mise TQS pour la rentrée en septembre. Elle se fout de savoir si elle a le meilleur temps et remportera le gros-lot de 5 000$. De toutes façons il reste d’autres candidats à passer, mais sa véritable satisfaction, c’est d’avoir réussi à compléter le parcours. D’autant plus qu’à l’origine, elle n’avait pas été sélectionnée et se trouvait plutôt sur la liste de remplacement. Si bien que ce n’est qu’une semaine avant le départ, qu’elle a su qu’elle ferait Wipeout. Rencontrés brièvement une fois l’épreuve terminée, les cinq finalistes de son équipe, qu’ils aient ou non terminé, étaient dans le même état de surexcitation quand les quatre journalistes invités par Endemol, la multinationale qui produit le jeu, Media Ranch la maison de production québécoise et TQS, à assister au tournage de Wipe-Out en Argentine, les ont rencontré vendredi en toute fin de soirée. C’était à se demander comment ils pourraient trouver le sommeil, même si nos cinq «super-héros» étaient visiblement épuisés. Et détail important, ils ne savaient pas lequel d’entre eux avait gagné. Liés par contrat, les participants n’ont pas le droit de parler de leur performance entre eux ni avec personne d’ailleurs, sous peine d’être poursuivis. Le hasard a voulu que les journalistes québécois tombent sur le tournage de la finale de cette équipe pour leur première visite de plateau. En toute honnêteté, il faut admettre que le site de la Zone, la section où la finale se tourne, toujours de soir pour ajouter au spectacle, est impressionnante. On dirait une gigantesque piste d’hébertisme, unique en son genre avec des épreuves extrêmement difficiles à franchir, tant physiquement que psychologiquement.
Montrer patte blancheLe concept de Wipeout repose en grande partie sur le rire, mais la grippe A1(H1N1) c’est du sérieux. Après avoir passé plus de 13 heures dans l’avion au départ de Toronto, il fallait montrer pattes blanches à l’arrivée à Buenos Aires. En plus du formulaire d’immigration standard, les candidats de l’émission, comme tous les passagers, devaient remplir un long questionnaire, très répétitif, visant à savoir s’ils avaient le moindre symptôme de la fameuse grippe. Avant de descendre de l’avion, ils devaient mettre un masque et étaient accueillis par deux infirmiers ou préposés portant, eux aussi, un masque immaculé, pour vérifier les formulaires, avant d’autoriser l’accès à l’aéroport. De plus, lors de l’escale à l’aéroport de Santiago au Chili, tous les membres de l’équipe de nettoyage, montés à bord en présence des passagers pour Buenos Aires, portaient également des masques... |