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Justiciers Masqués - Un autre coup fumant
© Thierry Avril
En tentant de joindre le président américain, les Justiciers Masqués ont mis la main sur le numéro de téléphone ultra-secret de la Situation Room, d’où sont commandées les Forces armées du pays.

JUSTICIERS MASQUÉS

Un autre coup fumant

Dany Bouchard
Le Journal de Montréal
31-03-2009 | 10h13
Les Justiciers Masqués ont déjoué la sécurité de la Maison-Blanche en mettant la main sur le numéro de téléphone ultra-confidentiel de la Situation Room, d'où le président contrôle les Forces armées des États-Unis à travers le monde.

Marc-Antoine Audette et Sébastien Trudel ont le précieux numéro de téléphone dans leur carnet d'adresses depuis le mois de mai 2007, à l'époque où George W. Bush était au pouvoir.

Sous les conseils de leurs avocats, les deux humoristes ont attendu le changement d'administration avant de parler ouvertement de leurs démarches qui leur a permis d'ouvrir une brèche importante dans la sécurité américaine.

Des conseillers de Sarkozy

À l'origine, il y a près de deux ans, les Justiciers Masqués avaient en tête de piéger au téléphone le président américain.

«On a un complice en France, qui demeure à quelques pâtés de maison de l'Élysée. On s'est alors servi de sa ligne téléphonique pour appeler à la Maison- Blanche en se faisant passer pour des conseillers de Nicolas Sarkozy», explique Sébastien Trudel.

Sans trop de difficulté, leur appel a abouti dans la White House Situation Room, une salle de gestion des renseignements, gérée par le Conseil national de sécurité, et d'où le président commande et contrôle les Forces armées de son pays.

«On a parlé avec l'une des directrices de la NSA (National Security Agency). On a alors appris que Sarkozy et Bush venaient tout juste de se parler pour de vrai», raconte Marc-Antoine Audette.

Au téléphone, la dame leur a demandé des informations au sujet d'autres conversations qu'avait eu précédemment le président français avec Vladimir Poutine et le Premier ministre canadien.

«Elle nous a demandé de rappeler dans vingt minutes, et elle a demandé à un conseiller de Bush de nous donner le numéro de la Situation Room», ajoute Sébastien Trudel.

Avant qu'ils n'aient le temps de rappeler, le service de sécurité de la Maison-Blanche a flairé le coup monté. La sécurité a aussitôt recontacté les Justiciers Masqués en leur intimant de ne jamais révéler leur discussion au grand jour.

«Depuis ce temps-là, on a rappelé six fois dans la Situation room, dont une fois sous l'administration d'Obama. Ils n'ont jamais changé le numéro», s'indigne Marc-Antoine Audette.

Brèche dans la sécurité

Les deux humoristes de CKOI ont l'impression d'avoir ouvert une incroyable brèche dans la sécurité nationale américaine.

«Le service de sécurité n'a pas fait son travail pantoute, argue Sébastien Trudel, qui n'en revient pas que deux humoristes aient pu mettre la main sur ce numéro de téléphone, aussi secret qu'important.

«Il y a certainement des gens qui vont se faire parler. Autant les gens de l'administration Bush étaient paranoïaques et avaient peur de tout, autant ça montre qu'ils ne sont même pas arrivés à protéger la Maison-Blanche», ajoute Marc-Antoine Audette.

La conversation téléphonique entre le duo québécois et la sécurité américaine se retrouvera sur le nouvel album en anglais des Justiciers Masqués, The Masked Avengers: You've been Pranked, qui sera disponible en magasin à compter d'aujourd'hui.

Évidemment, le nom de la dame à qui ils ont parlé, et le numéro de téléphone ultra-secret de la Situation Room ne figurent pas sur l'enregistrement.

L'album rassemble les meilleurs coups téléphoniques des Justiciers Masqués, dont ceux logés à Nicolas Sarkozy, Britney Spears et Paul McCartney.

On se souviendra que les Justiciers Masqués ont déjà déjoué la sécurité américaine en piégeant Sarah Palin, la gouverneure de l'Alaska, en pleine campagne présidentielle.

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