GRAND RETOURJean-Luc Mongrain a encore la flammeDany Bouchard Le Journal de Montréal 21-02-2009 | 04h00
L’homme de 57 ans est radieux. Tout juste débarqué de Californie, il s’apprête à reprendre le flambeau, dans un style différent de celui qu’il avait adopté à TQS. «Ça m’a fait du bien, dit-il au sujet de son temps d’arrêt. En fait, j’ai passé dans un sas qui me permet de laisser un style pour en prendre un autre. Je n’aurais pas pu partir de TQS le vendredi et arriver à LCN le lundi.» Jean-Luc Mongrain admet s’être ennuyé de l’information. «J’ai encore la flamme», souffle-t-il.
À LA BARRE DE MONGRAINChaque matin de la semaine, de 10h à 11h30, il sera à la barre de Mongrain, sur les ondes de LCN. À la différence de ce qu’il a pu faire auparavant, Jean-Luc Mongrain n’attendra pas que les journalistes lui proposent des sujets d’actualité; c’est plutôt lui qui s’abreuvera des sujets que lui fourniront les citoyens. «Je serai la porte d’entrée du journalisme citoyen. Les gens vont s’adresser à Mongrain», répète l’animateur.
«Je vais donner une âme à une adresse», illustre-t-il en souriant. Avec son équipe éditoriale, il contactera les gens, vérifiera leurs histoires, et verra à en exposer les faits sur la place publique. «J’ai toujours été le défenseur de la veuve et de l’orphelin et je n’ai pas l’intention d’arrêter.» Jean-Luc Mongrain promet même de s’enflammer un peu plus que durant ses dernières années à TQS. «Mon rôle ne sera pas le même; à TQS, j’animais un bulletin de nouvelles. Là, je vais faire du commentaire, de l’opinion. Il y a des chances que je m’indigne un peu plus», confie-t-il. Le journaliste tiendra parallèlement un blogue sur Canoë. Une fois le projet télé bien en selle et les outils du Web bien maîtrisés, Jean- Luc Mongrain signera aussi une chronique d’opinion dans Le Journal de Montréal, deux fois par semaine. «Pour moi, écrire, c’est comme sculpter des idées», dit celui qui a été propriétaire d’un hebdo à Sherbrooke (La Nouvelle) de 1982 à 1986, et copropriétaire du magazine Dernière Heure durant un peu plus de deux ans.
LE TRAITEMENT V.I.P.Gagnant de 17 Métrostar, Jean-Luc Mongrain n’a rien perdu de son énergie et de sa vigueur à défendre les causes qui lui tiennent à coeur, dans le style purement Mongrain. «J’appelle ça le traitement V.I.P., dit-il. Pour Vérité, Implication, et Proximité. Je vais dans le feu, je mets des bottes, et je vis l’événement avec les gens», dit-il. «Mon style, c’est dire ce que je pense, au risque de me tromper. C’est de dire tout haut ce que d’autres pensent tout bas. Et quand j’aborde un sujet, je le fais avec de l’ignorance.» |