RADIOComme un poisson dans l'eau à CFOMDenise Martel Le Journal de Québec 22-09-2008 | 04h33
«J'ai passé 25 ans de ma vie aux tables tournantes de différentes stations de radio et ici, la grande vedette, c'est la musique, je suis dans mon élément. On informe les gens sans se prendre au sérieux. On n'est pas là pour leur dire quoi penser. Tout fonctionne à merveille, on est une radio d'humeur et non une radio d'humour», nuance l'animateur. «De six heures à neuf heures le matin, je suis tout seul en studio, il faut être autonome et il faut surtout aimer ça. C'est un rythme qui est le fun avec la musique, les capsules humoristiques qui sont pré-enregistrées et nos personnages qui reviennent de façon sporadique dont M. Chialeux, personnage créé en réaction aux 25 années de radio d'André Arthur et aux 10 ans de Jeff Fillion... À Québec, le chialage et la controverse sont la clé pour faire de la radio», soutient Robert Ross en laissant entendre que ce n'est pas dans ses cordes. «Christian Riverin écrit les textes et fait quelques personnages, d'autres sont interprétés par des employés de la station au gré du jour. Même Richard Blondin, le directeur des programmes, participe occasionnellement à l'image sonore de l'émission», ajoute l'animateur en précisant ne pas avoir de budget pour faire appel à des comédiens professionnels. Sébastien Lavoie s'occupe du choix musical et Kathleen Poulin fait la chronique des arts et spectacles. L'émission présente aussi Les p'tites vites, les capsules humoristiques de Jean-Claude Gélinas, de CKOI-FM (l'antenne de Chorus à Montréal). Robert Ross, qui animait le Trio d'enfer, l'émission du retour à la maison présentée au 93,3 avant l'arrivée de Gilles Parent, soutient en avoir fait son deuil. «C'est une émission qu'on adorait faire, mais qui n'a malheureusement pas satisfait les attentes de la station, en termes de cotes d'écoute et, par conséquent, de revenus publicitaires, précise-t-il. On savait qu'il faudrait passer à autre chose, on a eu le temps de se préparer. «La radio, c'est une question d'époque. En 1985, les gens avaient le goût de rire. Au milieu des années 1990, on a assisté à une sorte de remise en question tandis qu'en 2000, la tendance était à la critique. Quand j'ai commencé dans le métier, en 1976, c'était le fun, on faisait de la radio juste pour le plaisir. La radio est le reflet de la société», conclut l'animateur en ajoutant que l'âge moyen des auditeurs de CFOM se situe entre 40 et 50 ans.» Les gens veulent avoir du fun! « S'il n'est jamais facile de se coucher tôt et de se lever avant l'aurore pour être de bonne humeur à la radio, Robert Ross soutient que les 10 secondes les plus difficiles de sa journée sont les premières. Il avoue adorer cet horaire qui lui permet d'être à la maison l'après-midi et de profiter de ses enfants. «Je me trouve gâté.» |