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TQS - Le coloré Bob Gratton est de retour
© Le Journal de Montréal
Julien Poulin, sur les lieux de tournage de la troisième saison de Bob Gratton, est heureux de pouvoir enfin faire la promotion de la seconde, qui a dormi sur les tablettes pendant plus de six mois.

TQS

Le coloré Bob Gratton est de retour

Pascale Lévesque
Le Journal de Montréal
02-09-2008 | 10h32
Il en aura fallu de la patience avant de retrouver Bob Gratton. Après une tentative ratée, ou plutôt gâchée, en janvier par les déboires financiers de TQS, le «mononcle colon» favori du Québec est revenu en ondes hier soir. Au grand soulagement de son interprète, Julien Poulin.

Ce rendez-vous à TQS, Julien Poulin l'a longtemps attendu. La vedette, rencontrée sur le plateau de tournage de la troisième saison de la comédie (eh oui, déjà!) a vécu dans l'incertitude un peu trop longtemps à son goût.

«Je ne dirais pas que j'en ai souffert... oui et non. Mais on a quand même été six mois en stand-by avant de savoir ce qui arriverait», confie le comédien, qui a dû attendre non seulement de savoir si la deuxième saison de Bob allait un jour être diffusée, mais aussi de savoir ce qu'il adviendrait du tournage de la troisième qui devait débuter à l'hiver.

«On a failli perdre bien des gens de l'équipe: le réalisateur Sylvain Archambault, le directeur photo Jérôme Sabourin, sans compter les autres», souligne Julien Poulin. À force de contorsions d'horaires, tout le monde a pu prendre part au tournage qui a débuté cet été.

Public au rendez-vous?

Reste que ceux que l'acteur craint le plus d'avoir perdus dans l'attente, ce sont les téléspectateurs. Lesquels étaient des millions pour suivre les 13 premiers épisodes de la comédie signée entre autres par François Avard.

«Les gens m'arrêtaient dans la rue pour me demander ce qui se passait. C'est une grosse machine à reprendre, c'est comme si elle avait été laissée là à rouiller. Il faut la démarrer, mais est-ce que la promo sera suffisante pour ramener le public?», se demande-t-il.

«Ce qui m'importe, c'est de savoir que les gens seront là pour suivre cette deuxième année. Parce qu'elle est meilleure que la première, assure Julien Poulin. Le personnage ne fait plus la transition du grand au petit écran. Toute l'équipe télé maîtrise mieux son univers; on a laissé tomber quelques choses et ajouté d'autres.»

Ce qui est unique cette saison, c'est cette trame amoureuse qui sera présente d'un épisode à l'autre. «C'est une dimension qui n'avait pas encore été exploitée dans Bob Gratton», fait voir son interprète.

Bob et sa «Bobette»

Bob tombera amoureux de sa «Bobette». Son âme soeur, presque son alter ego. Une femme qui à son instar possède quelque chose de gros. Lui aura son gros garage, elle son gros fleuriste. «Bref, il trouve une femme qui peut l'accoter, lui faire opposition», décrit-il.

«On rira jaune parfois», avertit Julien Poulin, persuadé que le personnage de Bob jouit d'une certaine immunité lui permettant, plus que quelqu'un d'autre, d'aborder plein de sujets tabous.

Le genre de «crève abcès» nécessaire. Tant mieux dans ce cas qu'une troisième saison soit en train de se tourner. Tant mieux aussi que le co-créateur du personnage, Pierre Falardeau, ait donné son accord à la boîte de production Cité Amérique pour une quatrième saison.

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