STAR ACADÉMIEOn se bouscule aux auditionsPascale Lévesque Le Journal de Montréal 19-08-2008 | 05h38
À 16 heures... la veille ! C'est l'heure à laquelle la toute première aspirante chanteuse s'est pointée aux auditions de Star Académie qui avaient lieu hier à Montréal. Motivée ? Elle n'était pas la seule. À peine midi avait-il sonné qu'on avait déjà atteint le quota maximum de 200 candidats pour la journée. Voilà le résultat de trois années d'attente, ou l'effet Angélil, devenu nouveau directeur de la Star Académie. Le quota étant atteint, ceux qui ont continué à se présenter en après-midi ont reçu leur numéro pour le lendemain. Belle façon de combler les neuf jours d'auditions prévus à Montréal. On attend de 4000 à 6000 candidats pour l'ensemble de la tournée. À LIRE AUSSI
«Je ne perds pas espoir !» lance Walter Cienfuegos, numéro 121, qui en est à sa quatrième tentative en autant de saison. Lui et Jennifer Châteauguay, fière détentrice de l'étiquette numéro 1, avaient, comme la majorité des candidats, la passion et la patience pour qualités communes.
D'autres n'ont pas fait preuve d'autant de patience : au milieu des participants qui tentaient en vain de rester concentrés, un vrai capharnaüm où les grands succès de Roch Voisine côtoyaient ceux de Jimi Hendrix. Disons que certains candidats ne se gênaient pas pour faire étalage de leur registre vocal. Ne pas se prendre au sérieux Une situation dont Marc Angers, le rouquin violoniste de la cuvée 2005, ne s'était pas formalisé. «Ça m'énervait, ces gens qui chantaient plus fort que les autres, j'ai préféré rester dans mon coin, à l'époque. La chose la plus importante, c'est de suivre ce que t'as envie de faire et de ne pas trop te prendre au sérieux», confie celui qui n'avait été choisi qu'à sa seconde participation aux auditions. Chose certaine, hier, il avait l'impression de revivre ce stress pour la troisième fois. Parce que s'il avait une chose de palpable parmi tous les candidats présents hier, c'était bien cette terrible nervosité. «Je n'aurais jamais pensé vivre autant de stress dans ma vie... j'ai accouché et c'était moins pire encore !» a lancé Marie-Ève Pilote, 26 ans, de Montréal, à sa sortie de l'audition. Elle n'a pas à s'en faire: Stéphane Laporte et Esther Teman étaient, du moins jusqu'à hier, agréablement surpris du niveau des chanteurs et chanteuses. «En comparant avec les autres années, je réalise qu'ils ont tous affaire ici», commente Stéphane, appuyé par Esther, qui a confié s'attendre à moins. «C'est le talent avant tout et la passion qui les anime qui les distinguent entre eux», plaident les juges. Une journée qui est de très bon augure pour cette première semaine d'auditions à Montréal, laquelle marque le coup d'envoi d'une tournée d'auditions dans 12 villes. |