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Magazines - Pas une solution pour Summum
© Summum
Summum n'échafaude pas de plans pour le cyber-espace.

MAGAZINES

Pas une solution pour Summum

Alexandre Geoffrion-McInnis
Le Journal de Montréal
30-06-2008 | 09h51
La décision du patron de la publication Penthouse d'insérer de la pub dans un site de réseautage social n'est pas partagée par tous les magazines érotiques québécois.

C'est du moins l'avis du rédacteur en chef de la revue mensuelle québécoise pour hommes Summum, Alain Rochette. Selon lui, un investissement semblable ne rejoindrait pas sa clientèle cible.

Extérieur du Québec

«Notre magazine n'est pas distribué à l'extérieur du Québec. Investir dans un site de réseautage social comme le fait Penthouse reviendrait à donner un coup d'épée dans l'eau», explique-t-il.

Contrairement à la revue américaine, Summum n'échafaude pas de plan pour le cyberespace parce qu'elle enregistre une hausse de son tirage annuel pour la cinquième année consécutive, à environ 40 000 exemplaires en 2007.

L'absence de nudité dans les pages de la publication contribue aussi à retarder la transformation du support médiatique car la revue est bien en vue pour les clients.

«On bénéficie d'une place beaucoup plus enviable dans les étalages que celle occupée par les magazines présentant de la nudité, souvent bien enfouis derrière des fenêtres de plexiglas», remarque M. Rochette.

Malgré tout, l'homme est conscient que cette tendance s'essoufflera tôt ou tard et que le virage Internet devra être entrepris.

«Dès que les ventes du magazine stagneront, d'ici trois ans peut-être, nous devrons privilégier la version Web. Il faudra favoriser le contenu interactif et donner une valeur ajoutée au contenu en ligne», précise-t-il.

Leur site Internet sert actuellement de vitrine virtuelle à l'édition mensuelle disponible dans les présentoirs.

D'autres solutions marketing

Outre la publicité directe comme celle que compte faire le propriétaire de Penthouse sur son site de réseautage social, le marketing viral a fait une entrée remarquée dernièrement dans la Toile.

«C'est une forme de publicité indirecte. Sans s'identifier, l'employé d'une entreprise fonde un groupe de discussion dans Internet et vante les mérites de son produit de manière subtile aux participants», explique Daniel Giroux, secrétaire général du Centre d'étude sur les médias de l'Université Laval.

Tous les experts interrogés par le Journal avouent cependant ne pas savoir à quoi ressemblera le modèle économique des différentes entreprises médiatiques d'ici quelques années.

«Les sites s'auto-cannibalisent actuellement en permettant le libre accès au contenu dans le Web», conclut Colette Brin, professeure au département d'information et de communication de l'Université Laval.

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