Accueil Divertissement
 
JDM
Marc Labrèche - 3600 secondes d'extase sera de retour
© Le Journal de Montréal
Marc Labrèche

MARC LABRÈCHE

3600 secondes d'extase sera de retour

Pascale Levesque
Le Journal de Montréal
07-06-2008 | 04h00
Radio-Canada a réjoui bien des « fans finis » de 3600 secondes d’extase cette semaine en annonçant, pour sa grille horaire d’automne, le retour de leur émission préférée.

Son projet d’émission pilote destiné à la télévision française ayant été repoussé, comme semblait l’indiquer la SRC cette semaine, Marc Labrèche devenait soudainement disponible pour autre une saison automnale d’extase.

Une bonne nouvelle!

Car après des débuts cahoteux, Marc Labrèche et sa bande avaient finalement réussi à rectifier le tir et à livrer, chaque semaine, l’extase promise. «Je pense qu’on était arrivé à lui donner le ton et la swing qu’on voulait», explique l’animateur à propos de 3600 secondes d’extase.

Son «exil» temporaire en Europe n’est cependant en rien compromis. «Il n’est pas question que je m’installe définitivement là-bas. Il n’est question que d’un projet d’émission le fun. Peut être que ce n’est pas le bon temps pour moi, remarque. Je m’y rendrais pour rencontrer des gens et voir si ceux avec qui je souhaite travailler sont disposés à le faire», confie-t-il.

Pour mener le projet à bien et réaliser le fameux pilote d’une émission de variété, Marc Labrèche devra s’installer sur l’autre continent un maximum de deux mois. Comme ce moment a été repoussé, impossible de savoir, pour l’instant, quand le tout se réalisera.

Reste que les mois qui suivent se destinent à être des plus intéressants pour la vedette chouchou du public québécois.

Le gala de Marc Labrèche: le 9 juillet à 19h30 et le 10 juillet à 18h30 à 21h30.

Un seul but: avoir du plaisir

Les planches du Théâtre St-Denis brûlent à la seule évocation de son nom. Pourtant, même s’il ne sait pas encore précisément ce qu’il y fera comme gala Juste pour rire d’ici un mois, Marc Labrèche se laisse encore paisiblement bercer par les idées…

Il faut certainement être zen lorsqu’on est un artiste et qu’on se prête à un media call comme celui auquel tous les animateurs de galas JPR de cet été ont dû se prêter cette semaine.

Postés chacun à une table du bar d’un hôtel de luxe, ils ont vu les journalistes du Tout-Montréal défiler devant eux.

Marc Labrèche, sans doute le plus prisé de cette soirée, a fait preuve d’une maîtrise de lui-même incomparable dont il profitera sûrement dans les semaines à venir.

VUE D’ENSEMBLE

«On commence pour vrai demain (mardi dernier) à mettre ensemble les idées qu’on a eues. On attend aussi les confirmations d’invités, mais ça, ça se conclut toujours à la dernière minute », souligne Marc.

Les réponses qui tardent l’irritent un peu, à vrai dire, parce que dans un monde idéal, le comédien versatile souhaiterait que tous ses invités participent et s’impliquent dans son concept.

«J’aime que les gens qui sont là reviennent à plusieurs moments sur scène. J’aime que les galas ne soient pas une enfilade de numéros qui s’enchaînent, mais plutôt une création d’ensemble», explique-t-il.

Avantage ou désavantage, Marc Labrèche n’est pas un humoriste, ce qui le dirige logiquement vers la création quand vient le temps d’élaborer son gala. «Je n’ai pas de matériel de comique, de numéro que je peux revamper pour faire les liens entre mes invités. En fait, si je fais ça c’est pour avoir du plaisir avec le public. Ce que j’aime, c’est de travailler avec des gens avec qui je n’ai pas vraiment l’impression de travailler… et qui ne sont pas dans le même univers que moi!» explique-t-il en citant Stéphane Rousseau avec qui il a réalisé lors de son gala de l’an dernier un splendide numéro à la «Bollywood».

LA COUR DU ROI

Anthony Kavanagh, François Massicotte, le Français Arthur, Les Denis Drolet et les Poubelles Boys sont les premiers à avoir confirmé leur présence à son gala qui exploitera le concept de servir quelqu’un.

«J’ai en tête l’idée de la cour du roi de France. L’idée de monarchie, de quelqu’un qui accueille une cour, des gens qui sont là pour faire plaisir à une personne, peu importe la personne, ça me plaît. Le public étant peut-être le roi, ou y aura-t-il un roi sur scène, qui changera à tous les tableaux… je ne sais pas encore», décrit Marc Labrèche, certain seulement du concept de plaire à une seule personne.

Un grand concept de la vie, si ce n’est son sens premier… «À peu près! lancet- il. Ce qui nous permet aussi nous s’amuser avec le langage, la musique, et de placer le gala dans une autre époque en restant nous-mêmes. Il y a quelque chose de théâtral à exploiter là. Tout comme le côté précieux, vulgaire ou cru», soulève-t-il.

UN ONE NIGHT STAND

On ne s’étonne pas d’entendre Marc Labrèche comparer son gala Juste pour rire à un one night stand. «Tu sais qu’il n’y a pas de lendemain, ne serait-ce qu’à la télé. C’est quelque chose de très excitant… de court, ramassé et intense. Comme la vie sexuelle des Québécois!» blague-t-il.

Entre deux respirs (ici, c’est la technique du speed interviewing de François Morency), Marc Labrèche en profite pour faire l’éloge de Maud St-Germain, chorégraphe et dulcinée de Stéphane Rousseau. Cette dernière assurera la mise en scène de son gala les 9 et 10 juillet.

«C’est elle qui avait fait la chorégraphie de Bollywood l’an dernier. En parlant avec des gens pour un metteur en scène potentiel, son nom s’est présenté et c’était évident pour moi qu’elle était la personne qu’il fallait.

Les chorégraphes voient la scène d’une façon qui englobe le théâtre, le mouvement, la musique et le visuel. Comme pour moi un gala c’est comme un balai, la vision de Maud était parfaite pour moi», plaide Marc Labrèche.

Un balai, la cour du roi, la notion de faire plaisir… additionnez tout ça à la folie de Marc Labrèche: de quoi donner naissance à une impatience chronique d’ici la mi-juillet. Tant mieux qu’il se soit sorti vivant de ce media call!

haut