Accueil Divertissement
 
JDM

CACHET DES ARTISTES

Retards dans les paiements

David Patry
Le Journal de Montréal
15-01-2008 | 12h34
Les artistes commencent à faire les frais des problèmes financiers de TQS. L'Union des artistes note des problèmes de paiements pour les salaires de ses membres.

«Ça commence à avoir un impact, confirme la porte-parole de l'Union des artistes (UDA), Anne-Marie Desroches. On commence à avoir des problèmes de paiements.»

Cachets en jeu

Le syndicat a recensé 13 productions télé de 11 boîtes de production différentes susceptibles d'être touchées par les déboires de TQS. Ce qui veut dire que des animateurs et des comédiens pourraient ne pas être payés. L'UDA est pour le moment incapable de mesurer le montant des cachets en jeu.

Pour l'instant, la position de l'UDA est de réclamer les pleins montants aux producteurs concernés. «Ce ne sont pas les producteurs qui sont en faillite, ils ont donc la responsabilité de payer les artistes», affirme Anne-Marie Desroches.

Par effet domino, les producteurs dont TQS est le principal client et qui ont les reins moins solides pourraient toutefois à leur tour éprouver de sérieux problèmes financiers si le réseau vient à déclarer faillite.

«On n'est pas en mesure pour l'instant de dire s'il y en a qui sont en danger», indique la porte-parole de l'Association des producteurs de films et de télévision du Québec, Céline Pelletier.

Plusieurs producteurs font partie des créanciers du Mouton noir. C'est le cas de Télé-Vision (Loft Story), à qui TQS doit au moins 925 000 $, de Zone 3 (l'émission culturelle Flash), qui attend 894 000 $, et de Kenya Productions (90 minutes de bonheur), qui espère 846 000 $. Cette dernière est particulièrement vulnérable, ayant TQS comme principal client.

TQS doit survivre

L'UDA s'est d'ailleurs positionnée hier pour la survie du Mouton noir. «TQS est essentiel dans le paysage audiovisuel québécois et sa disparition créerait un tort irréparable dans le secteur télévisuel», peut-on lire dans un communiqué.

L'UDA rappelle que TQS avait été créée en 1986 pour contrer l'érosion de l'écoute des stations anglophones au Québec et pour inciter la production d'émissions originales en français. Elle rappelle aussi que le réseau fait partie de l'équilibre d'un écosystème.

«Ça donnerait un choix de moins, un diffuseur de moins. Ça donnerait une immense force à l'autre chaîne privée, qui deviendrait l'unique télévision généraliste privée», explique le vice-président de l'UDA, François L'Écuyer.

haut