LES BOYSDu doute à la certitudeMaxime Demers 08-12-2007 | 04h00
«Louis a été le grand rassembleur, se souvient Marc Messier, qui joue le séducteur et grand parleur Bob. Il a fait le casting et il a été le maître d’oeuvre des trois premiers films. Plusieurs d’entre nous ont été difficiles à convaincre et ont finalement accepté grâce à Louis. «Pour ma part, je me souviens que j’avais lu le premier scénario et je n’étais pas trop sûr. J’ai finalement accepté un peu par amitié pour Louis… mais je ne l’ai jamais regretté! Après le premier, tout le monde était partant pour le second, et ainsi de suite…» Pierre Lebeau, qui campe l’inimitable Méo, avait lui aussi des doutes au début. «Je ne voulais pas le faire et c’est Louis qui a insisté. Je craignais un peu de faire un autre vilain dans une comédie, comme je venais de le faire dans Matroni et moi, un film dont je suis très fier mais qui n’a malheureusement pas obtenu le succès qu’il méritait. «Finalement, j’ai accepté et j’ai bien fait parce que Les Boys sont une des plus belles choses quime soient arrivées dans ma carrière et dans ma vie aussi, de par les rencontres que ça m’a permis de faire.» L’acteur, connu également pour son interprétation de Séraphin dans le film de Charles Binamé, admet aussi qu’il n’avait alors aucune idée sur la manière d’aborder le personnage de Méo. «Je ne savais pas par quel bout commencer, se souvient-il. Mon premier réflexe a été de tousser… Et c’est devenu un trait de sa personnalité.» En acceptant finalement les rôles de Bob et Méo, ni Marc Messier ni Pierre Lebeau n’auraient pu croire qu’ils s’embarquaient dans une aventure qui durerait plus de dix ans. «Honnêtement, je crois que personne n’était en mesure de prévoir un tel succès. C’est carrément phénoménal. Les Boys ont rallumé, pour le cinéma québécois, la flamme qui s’était éteinte pendant un certain temps.» Plaisir Comme dans les films et la série télé, les acteurs des Boys se retrouvent toujours avec plaisir. Richard Goudreau organise d’ailleurs à l’occasion des soupers avec ses Boys. «C’est une bonne gang, il y a entre nous une bonne énergie et une belle fraternité, souligne Marc Messier. Ça peut ressembler un peu d’une certaine manière à ce que je vis depuis 30 ans avec Broue, même si c’est sûr que Broue est moins complexe, parce qu’on est trois et que tout est plus facile. Mais il y a une fraternité et une ambiance de gang et une amitié qui peuvent se comparer.» «C’est vrai qu’on est une belle gang, ajoute Pierre Lebeau. S’il n’y a pas eu de conflit et de guerre en dix ans, c’est parce qu’il n’y a pas de grosse tête ni de gros ego dans le groupe. C’est ce qui fait qu’on a pu se rendre aussi loin.» |