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François Massicotte - Au service de l'humour
© Photo Yvan Tremblay, Le Journal de Montréal
François Massicotte

FRANÇOIS MASSICOTTE

Au service de l'humour

01-12-2007 | 13h00
Mine de rien, sans tambour ni trompette, François Massicotte fête cette année son vingtième anniversaire de vie professionnelle.

Et ce n’est pas parce qu’à toutes les semaines il se retrouve la vedette de la sitcom 450 chemin du Golf que François Massicotte a enterré l’humoriste en lui !

Preuve en est : il a passé l’été en représentations à Gatineau et, pour une bonne cause, il remontera sur la scène du Théâtre Outremont en début d’année, pour offrir ce spectacle qu’il promène depuis maintenant trois ans.

Si la promotion pour ces spectacles n’a pas nécessairement rempli des dizaines de pages de journaux, c’est, en quelque sorte, un choix de mise en marché.

« Nous n’avons pas acheté beaucoup de publicité pour la fin de tournée au St- Denis en février dernier.

« Ça coûte tellement cher, faire de la pub! Et on finit par être perdant. Y en qui le font, mais moi j’aime mieux avoir une production plus rentable ; je fais Montréal moins souvent, mais au moins je ne suis pas obligé de faire des shows pour payer Montréal après !»

CÉLINE LE REMARQUE Il y a vingt ans, François Massicotte faisait partie de la première cuvée de l’École juste pour rire. «Avec Jean-Marc Parent», se souvient-il.

Le jeune homme de l’époque arrivait avec une petite expérience. «À dix-sept ans, j’avais fait partie du spectacle de ma classe ( secondaire)», se souvient celui qui aura quarante et un ans en décembre.

En 1989, il fait sa première apparition au Festival Juste pour rire. Puis on l’invite participer à la centaine de spectacles de la tournée.

Peu de temps après, on le voit entre autres au Match show de TQS. Puis, il est remarqué par le clan Angélil- Dion, et on lui propose d’assumer la première partie de Céline, qui entreprenait alors une tournée de soixante-quinze représentations.

Ce n’est qu’un an plus tard que François Massicotte offrira son premier one-manshow, intitulé Stand-up.

DE LA SCÈNE AU PETIT ÉCRAN

Par la suite, il est régulièrement invité l’émission qui faisait tant jaser: Piment fort. Il participe également aux Parlementeries au Théâtre St-Denis et coanime l’émission anglophone Love, Sex and Natural Disasters à la CBC.

Un deuxième spectacle solo, ayant cette fois-ci comme titre Une fois c’t’un gars, s’ajoute à son palmarès en 1996.

Parallèlement, il s’inscrit à une formation intensive à l’Atelier d’interprétation John Stratsburgh.

Depuis, il a offert quatre séries de spectacles qu’il a promenés partout dans la province, et c’est sans parler du petit écran, où il est encore hebdomadairement présent.

Ce qui lui arrive, ce qu’il observe chez les autres, ce qu’on lui raconte, tout ou presque le sert.

François Massicotte fait flèche de tout bois lorsqu’il s’agit d’écrire (pour ses spectacles ou pour sa sitcom), et il «vampirise» son entourage.

Ces périodes de création, notre homme les adore. Et lui qui pour ses spectacles avait l’habitude d’écrire seul, il compte dorénavant s’entourer.

«J’ai maintenant le goût de travailler avec d’autres personnes.»

EN CADILLAC

C’est en 2001, en compagnie de Jean- François Pedneault (un vieux chum avec qui il a écrit son premier show en 1984), que François Massicotte entreprenait l’écriture de la série 450, qui est devenue 450 chemin du golf.

Ce projet, c’est un rêve qu’il caressait depuis fort longtemps.

«Lorsque nous avons vu notre série prendre forme, les décors, le public, le montage, et que nous avons réalisé que nous n’enregistrions qu’une émission de trente minutes par soir… pour moi ce fut la Cadillac.

«Ce n’était pas comme Testostérone, où dans une même soirée on devait enregistrer deux émissions d’une heure chacune!»

LE PLUS FIER

L’expérience acquise comme comédien sur le plateau de la sitcom sert grandement l’humoriste, qui en a fait la démonstration lors de son dernier spectacle, dans lequel, pour la première fois, il a défendu des personnages et où il est allé beaucoup plus loin dans la mise en scène, signée Sylvain Marcel.

«C’est sans doute le spectacle dont je suis le plus fier.»

François Massicotte n’a pas encore de deadline pour son cinquième show, mais il quand même quelques numéros de prêts.

Des numéros qu’il pourrait bien offrir au prochain Grand Rire Bleu (qu’il anime en juin depuis deux ans à Québec), après les avoir cassés dans des petites boîtes, ou au spectacle pour l’École de l’humour le avril, ou encore au Théâtre Outremont le février.

450 chemin du Golf, mardi 19h à TQS.

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