FAIS ÇA COURT !Savoir s'illustrer autrementPascale Lévesque 04-11-2007 | 17h54
Le secret de Mariloup? Elle ne le sait peut-être pas, mais c’est sa passion et sa fougue. C’est ce qui l’a poussée à se soulever au gala Artis, au printemps, pour les émissions jeunesse et qui la pousse aujourd’hui à se faire porte-parole de l’art du court métrage. C’est justement à ce sujet que nous l’invitons à nous parler dans un café de l’avenue du Mont-Royal. «C’est drôle, je suis toujours ici, j’y écris un film avec des amis», dit-elle.
UN DÉFI IMPRESSIONNANT «Elles ont été tout près de 300 équipes – provenant de l’université, de l’INIS, de Kino – à nous envoyer leur démo et CV. On en a choisi 25 et, après des rencontres et un questionnaire, le chiffre est tombé à 14», explique-t-elle. Huit équipes ont donc fait la course cet automne et six la feront cet hiver. Les tandems gagnants de chaque manche s’affronteront en grande finale au printemps 2008. «Je trouve ça très impressionnant de les voir travailler et je suis encore plus épatée quand je vois le résultat à chaque fin d’émission. Parce qu’à Fait ça court!, non seulement les gens assistent au making of d’un film, mais ils peuvent voir en finale le résultat de tout ce travail. Ça devient du concret», souligne-t-elle. De l’idée à la mise en place du scénario, à la direction d’acteurs professionnels, en passant par le tournage en lui-même, les téléspectateurs assistent à tout. «C’est une chance unique de comprendre comment se construit un film», plaide-t-elle.
ANIMATION «Plusieurs ingrédients ont fait en sorte qu’on m’a proposé le job au départ. J’étais une tête d’affiche de Télé-Québec et j’avais déjà fait du court métrage. Mais est-ce que j’avais les qualités pour animer? Et j’hésitais surtout parce que beaucoup de comédiens deviennent animateurs et ne reviennent pas au jeu», explique-t-elle. L’intelligence du concept, le sujet et, surtout, l’occasion unique de faire la promotion d’une forme d’art moins connue du public l’ont convaincue. «Le court métrage, c’est là qu’on voit naître les talents. J’aimerais ça, moi, voir les premiers films de Steven Spielberg! Le format permet une plus grande folie, une liberté, et c’est là qu’on sent vraiment la signature des cinéastes», fait voir Mariloup, qui souhaite qu’il y ait «le cru Fais-ça court!» comme il y a déjà eu celui de La Course destination monde. Pour Mariloup Wolfe, Fais ça court! est aussi l’occasion de s’illustrer autrement que dans un contexte jeunesse. Parce que malgré son air juvénile, à l’approche de ses trente ans, la comédienne est en train de changer de profil cinématographique. «Là, je suis entre deux. Je deviens un peu trop vieille pour jouer les ados, mais j’ai l’air encore trop jeune pour jouer les femmes de mon âge», soulève-t-elle. Voilà pourquoi elle était si contente d’avoir décroché un petit rôle dans C.A., le temps de jouer durant deux épisodes la «blonde» de Jean-Michel (Louis Morissette). On la reverra ce lundi. «Je suis vraiment heureuse que Nicolas Monelle m’ait fait confiance. C’est une étape difficile en ce moment», confie-t-elle. Fais ça court!, à Télé-Québec, a réuni du 10 septembre au 14 octobre une moyenne de 68 000 téléspectateurs. Pas mal pour la station. Avec les rediffusions, on compte 112 000 téléspectateurs à chaque semaine. À voir le jeudi à 19 heures (la prochaine émission est avec Podz et André Melançon) et visitez le site Web pour visionner et voter pour les courts métrages: http://faiscacourt.telequebec.tv/. |