Accueil Divertissement
 
Louis Morissette - Des idées plein la tête
© Marc-André Boivin
Louis Morissette

LOUIS MORISSETTE

Des idées plein la tête

Marc-André Boivin
Agence Nomade
13-09-2007 | 21h53
QUÉBEC - La tête pleine de projets dont il se retient bien de parler, Louis Morissette était de passage dans la Vieille-Capitale jeudi matin pour faire la promotion de la série C.A., dont il est l’auteur.

D’entrée de jeu, il préférait parler hockey en raison de la nouvelle voulant qu’un groupe de Québec travaille fort pour faire revenir le hockey à Québec. «Je trouve ironique que ce projet-là revienne quelques semaines après la mort de la mairesse, confie-t-il d’entrée de jeu. Mais avec le plafond salarial qui monte de 10% à chaque année, je doute d’un éventuel retour des Nordiques à Québec», ajoute-t-il. Le comédien, humoriste et auteur, originaire de Drummondville, est un amateur de hockey et prévoit une saison de misère à la Sainte-Flanelle. Il se questionne aussi sur le travail de Bob Gainey et des nouveaux contrats faramineux octroyés parce celui-ci à d’autres joueurs plutôt ordinaires, mais revenons à nos moutons.

Après avoir tant fait jaser l’an dernier en raison de l’omniprésence du sexe et du langage plutôt cru que l’on y retrouve, la deuxième saison de C.A. a pris son envol lundi, le 10 septembre dernier. Les personnages principaux, joués par les excellents Antoine Bertrand, Isabelle Blais et Sophie Bourgeois, en plus de Jean-Michel, joué par Louis Morissette, sont évidemment de retour. Ceux-ci gagnent un peu plus en profondeur, mais vous pouvez parier qu’ils ne laisseront pas indifférents.

Le personnage de l’auteur, par exemple, se retrouvera dans une situation qui pourrait en faire rêver plus d’un alors qu’il devra tenter de survivre à un trip à trois avec deux meneuses de claques des Alouettes de Montréal. Pas facile! «Il y a de la sexualité partout, mais on est pas habitué d’en parler et c’est ce qui a dérangé lors de la première saison », affirme-t-il. « En télé, si les femmes ne t’écoutent pas, t’es mort. Les téléromans, c’est pour les femmes. Moi, je pense en homme alors c’est facile de les toucher, mais j’essaie de penser aux deux», admet-il.

Pour leur assurer une certaine crédibilité, les parties consacrées à la gente féminine passent ainsi entre les mains des principales intéressées. L’auteur ne cache pas qu’Isabelle Blais et Sophie Bourgeois donnent souvent leur opinion afin que le tout soit réaliste lorsque le temps de tourner certaines scènes est venu. Même l’animatrice de Paquet Voleur y met du sien. «Quand j’écris des trucs de filles, je vais y aller avec plus d’émotions. Véro me donne souvent son avis pour que ça soit plus réaliste».

Si la série a attiré une moyenne de 700 000 spectateurs par épisode l’an dernier, Morissette ne cache pas qu’elle pourra bénéficier cette année de la locomotive des Boys qui, avec ses 400 000 $ de budget par épisode, est sur le point de prendre l’affiche les lundis soirs, juste avant C.A. «Tout ce qu’on voulait, c’était de garder notre monde qui avait aimé la série l’an passé, mais avec les Boys juste avant, on peut espérer attirer plus de spectateurs», affirme-t-il.

Morissette avait déjà écrit huit épisodes de la deuxième série bien avant que la SRC la renouvelle pour une seconde saison. Aurons-nous droit à une trilogie? «Il faut que je m’assois avec François Avard dans deux semaines pour voir si on peut continuer. Il faut savoir si Radio-Canada a de place et il ne faut pas qu’on me censure trop. J’ai dû couper quelques petites choses, des mots», admet-il tout en soulignant que François Avard ne pourrait probablement pas refaire les Bougon par les temps qui courent.

Louis Morissette planche sur de nombreux projets dont il ne veut pas dévoiler la teneur de peur que ceux-ci ne fonctionnent pas ou encore parce qu’il pourrait être obligé de le mettre sur la glace pour une troisième série de C.A. De la scène ou de la télé? «Un peu de tout», répondra-t-il. Si vous êtes de ceux qui avaient mis une croix sur les Mecs comiques, vous pourriez vous en mordre les doigts. Les ponts n’ont pas été complètement coupés lors de la rupture du trio.

haut