GUERRE JURIDIQUE ENTRE ASTRAL ET CORUSRichard Turcotte fait les frais de la première mancheAgnès Gaudet Le Journal de Montréal 05-09-2007 | 11h31
La station Énergie a obtenu une injonction pour empêcher Richard Turcotte de travailler comme animateur à CKOI. Cette injonction se termine vendredi prochain, journée où les avocats des deux parties se retrouveront à nouveau devant le tribunal. Si Énergie (Astral) sort encore une fois gagnante, Richard Turcotte ne pourra pas travailler à CKOI (Corus) avant le 1er décembre et sera, par conséquent, sans salaire durant ces trois mois d'attente. L'animateur a déjà signé un nouveau contrat de travail avec CKOI et devait entreprendre l'animation du nouveau show du matin aux côtés de Guy Jodoin dans quelques jours. Dans le contrat de travail de Turcotte à Énergie, une clause d'obligation de nonconcurrence de trois mois l'empêche de travailler pour un autre radiodiffuseur à la suite d'un départ, comme pour tous les animateurs «maison» de la station d'ailleurs. La valeur de Turcotte Quand Les Grandes Gueules ont annoncé qu'elles quittaient la radio, la direction aurait demandé à Turcotte d'attendre son offre. Mais l'offre de travail en question était, selon l'agent de l'animateur, Dany Pearson, 33% moins élevée que son salaire d'alors. Énergie et Turcotte n'ont pu s'entendre sur son avenir et l'animateur a finalement accepté l'offre de CKOI. Selon Dany Pearson, Astral (Énergie) oublie le côté humain dans ce conflit. "Richard est père de deux enfants, il a une hypothèque. Sa femme et lui ne dorment plus. On a pourtant tenté de trouver un terrain d'entente, même de payer des frais de pénalité, mais Astral est catégorique. " À Énergie, aucun commentaire ne sera émis pour l'instant. On sait que la station estime avoir beaucoup investi pour faire connaître Richard Turcotte au fil des ans (notamment sur les panneaux publicitaires), elle le considère très identifié aux Grandes Gueules et juge CKOI un concurrent direct d'Énergie. En attendant, l'animateur et son agent défraient eux-mêmes les frais d'avocat, qui s'élèvent déjà à près de 5000 $ et pourraient rapidement tripler. Le contrat de Richard Turcotte se terminait le 31 août chez Astral. |