NOUVELLES RÈGLES DU CRTCQuebecor est déçueLe Journal de Québec 18-05-2007 | 09h55
«Nous sommes extrêmement déçus de tout ça, mais nous ne sommes pas sans espoir», a indiqué hier le vice-président exécutif aux affaires corporatives de Quebecor, Luc Lavoie. Selon lui, l'abolition des règles régissant les minutes de publicité à la télévision n'aura pas d'impact significatif sur les revenus des télédiffuseurs, contrairement à ce que prétend le CRTC. «Ça nous donnera plus de flexibilité, oui, [...] mais ce n'est éternellement extensible», dit-il au sujet de la longueur des blocs publicitaires. «Ce serait assez étonnant qu'on se rende jusqu'à 16 minutes à l'heure», ajoute-t-il. Les redevances versées aux chaînes spécialisées, mais refusées hier aux chaînes généralistes par le CRTC, sont aussi une grande déception pour l'entreprise. «Nous ne sommes pas sûrs de bien saisir où veut s'en aller le CRTC», dit Luc Lavoie. «Les marges de profitabilité des chaînes spécialisées montent de façon exponentielle alors qu'elles n'investissent à peu près pas en termes de contenu canadien. Ce n'est que de la poudre aux yeux. «Historiquement, ce sont les chaînes généralistes - TVA, certainement -, qui ont fait les grandes émissions de variétés, les grandes séries, les grands bulletins d'information.» Quebecor demandait aussi au CRTC de ne pas fixer de date limite pour la transition de l'analogique vers le numérique et la haute définition, et de ne rien changer à la politique régissant le sous-titrage pour les malentendants. Dans les deux cas, le CRTC a statué et imposé de nouvelles règles. |