LEGENDRE IDÉALPas de niaisage, pas de censure et sans pitié
Brigitte Mccann Le Journal de Montréal 03-04-2007 | 11h55
Un peu à la manière de La Job, la série est tournée comme un documentaire sur les coulisses d'un talk-show quotidien. Ici, pas de censure. Les propos des personnages sont crus, dictés par l'urgence du show qu'on doit livrer chaque soir, coûte que coûte. Plusieurs grands noms du showbiz québécois se sont prêtés au jeu, jouant leur propre rôle dans la peau d'invités. Le joyeux mélange de fiction et de réalité rappelle aussi le Tout sur moi, moitié fiction, moitié réalité. Pierre-François Legendre joue une sorte de croisement entre Guy A. Lepage et Marc Labrèche. De son invitée Marie-Chantal Perron, comédienne et couturière, l'animateur dira en coulisses: «Peut-être qu'elle ne parlera pas de ses maudites guenilles! Tous les shows qu'elle fait, elle plogue son linge!» Pas de niaisage En tout cas, la pression du rendement quotidien ne laisse pas de place pour le niaisage. Les recherchistes le comprennent assez vite, merci. «Ça fait-tu longtemps que t'es sortie de ta manufacture de niaiseuse, toi?» lance un Jacques Chevalier (le producteur) sans pitié à une petite nouvelle maladroite, mais pleine de bonne volonté. Dans le premier épisode, la pauvre a la tâche ingrate d'entraîner un chien à zigner sur la jambe de l'animateur. Complètement disjoncté. «C'est une image formidable pour symboliser le printemps», assure le personnage de Pierre-François Legendre. Mais attention : «À Radio-Canada, on n'a pas le droit de dire chien qui zigne», lui rappelle Jacques Chevalier, toujours dans son personnage. |