SUR LA LIGNE DE TIR...L'emploi d'enfer de Louise Arbour
Claudia Larochelle Le Journal de Montréal 13-02-2007 | 11h17
«Quand le secrétaire d'État aux Nations unies m'a appelée en 2003 pour remplacer le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, j'étais estomaquée, j'ai d'abord refusé, on ne quitte pas la Cour suprême...» révèle dès le début du documentaire Louise Arbour au sujet de son entrée dans des fonctions que son prédécesseur, tué lors d'une explosion en Irak, qualifiait «d'emploi d'enfer». Procureur en chef des tribunaux pénaux internationaux pour l'ex-Yougoslavie et pour le Rwanda de 1996 à 1999, juge à la Cour suprême du Canada durant cinq ans avant d'accéder à son poste actuel, Louise Arbour révèle le visage méconnu de son travail et celui peu reluisant du respect bafoué des droits de l'homme dans plusieurs pays. Parties de bras de fer Présenté en première mondiale à Radio-Canada le 16 février à 21h à l'émission Zone libre documentaires, Sur la ligne de tir: Le Combat de Louise Arbour pour les droits humains suit cette dernière lorsqu'elle est en poste depuis un an à l'ONU et qu'elle doit, lors d'une succession de parties de bras de fer, mettre sur pied des équipes d'enquêteurs en zones de crise. Les téléspectateurs suivront cette femme solide et passionnée sur le terrain au Soudan, en Ouganda, en Tchétchénie et ailleurs lorsqu'elle entre en contact avec la population, cherchant à trouver des solutions aux problèmes vécus en zones de crise. C'est avec du ressentiment dans la voix qu'elle constate que même si l'ONU incarne les plus nobles sentiments de l'humanité, la politique complexifie souvent les choses, la situation au Darfour par exemple, qui paralyse l'organisme, remettant ainsi en question sa légitimité. |