LE PETIT MONDE DE LAURA CADIEUXLa réussite en dehors des standardsBrigitte McCann Le Journal de Montréal 19-01-2007 | 14h42
Chose certaine, Denise Filiatrault souhaite qu'on entende plus souvent parler de Laura Cadieux et de ses cotes d'écoute au-dessus du million. La série, qui dépeint le quotidien de «belles femmes bien en chair et bien sexy», comme le dit la scénariste, a eu un auditoire moyen enviable de 1,2 million à l'automne 2005. Ses reprises vont chercher dans les 700 000. «Mais personne n'en parle, du rating de la série!» déplorait Denise Filiatrault hier, lors du lancement de la troisième saison. Une question d'âge? «Ça me fait de la peine et je sais que ça fait de la peine aux comédiennes», continue-t-elle, avant de lancer l'hypothèse de l'âgisme. «C'est peut-être parce que les comédiennes (Lise Dion, Pierrette Robitaille, Véronique Le Flaguais, etc.) n'ont plus 30 ans», avance-t-elle. Et c'est important de parler de cote d'écoute, Mme Filiatrault? «Mais oui! Ça donne envie à ceux qui n'ont jamais vu la série de la regarder !» lance-t-elle, comme s'il s'agissait d'une évidence. Le producteur Pierre Reid semble du même avis. «On parle beaucoup des autres séries comme Les Invincibles, dit-il. On a peut-être tendance à tenir Laura Cadieux pour acquis et on oublie à quel point c'est regardé.» Les valeurs sûres Denise Filiatrault les aime, ses personnages caricaturaux, ses rondes femmes attachantes qui se crient leurs émotions par la tête. Cette saison amènera peu de nouveaux personnages, dont Cédric Noël (qui incarne un Français pompeux) et André Montmorency. Nathalie Simard revient dans la peau de Thérèse, ainsi que Christopher Hall et Martin Drainville. Le scénario tournera beaucoup autour des «valeurs sûres» : l'impitoyable belle-mère (Le Flaguais), l'hystérique madame Therrien entrée au couvent (Robitaille), et bien sûr Laura, la voix de la raison, jouée par Lise Dion. Punch et surprise Un punch: son conjoint, Pit (Jean-Guy Bouchard) va la tromper avec une de ses amies. «Mais je ne vous dis pas laquelle!» lance Denise Filiatrault, qui a ainsi innové. «Je n'avais jamais touché à ça (l'infidélité) avant», affirme-t-elle. Et une surprise: Émily Bégin joue une bonne soeur toute de gris vêtue dans le premier épisode. Par ailleurs, Denise Filiatrault espère toujours amener sa bande sur les écrans de cinéma. «J'ai un projet de film avec Laura Cadieux», rappelle-t-elle. Mais avant cela, l'infatigable directrice du Théâtre du Rideau Vert présentera le scénario qu'elle vient de terminer, celui de Bousille et les Justes, aux producteurs de Cinémaginaire, la boîte de Denise Robert. |