TQSGendron victime de surmenageDany Bouchard Le Journal de Montréal 11-01-2007 | 06h13
«À un moment donné, t'as besoin d'un break. Pour moi, c'est maintenant. Par la force des choses. C'est un bien pour un mal, ce qui est arrivé», confie-t-il, calme et serein, en évoquant la fin précipitée de son contrat avec le Mouton noir. Durant le congé des fêtes, Stéphane Gendron est parti seul au Mexique, sans sa femme et ses enfants. «Je suis allé m'isoler une semaine, à quatre heures au sud de Puerto Vallarta», précise-t-il, disant avoir beaucoup réfléchi à son avenir durant ce temps-là. «J'ai décidé d'attendre de finir la mairie avant de retourner à la télé», confie le politicien d'Huntingdon élu jusqu'en 2009. «À un moment donné, la surexposition ce n'est pas bien. [...] Le prochain réseau qui va m'approcher n'aura plus affaire au même Gendron», promet-il, en confiant n'avoir reçu aucune autre offre d'animateur télé depuis son congédiement de TQS, le 18 décembre dernier. Constamment à fleur de peau Sans s'excuser de ses écarts de conduite en ondes, Stéphane Gendron admet toutefois qu'il était souvent à fleur de peau au moment de dire son opinion aux téléspectateurs de TQS. «Je n'aurais pas pu mener ce train d'enfer-là longtemps, dit-il au sujet de son rôle de maire, d'animateur télé et d'animateur radio au 98,5 FM, dernier rôle qu'il tient d'ailleurs à conserver. «À un moment donné, t'es toujours à fleur de peau; quelqu'un tousse et ça t'énerve! C'est peut-être tout ça qui m'amenait à des positions comme celles-là», admet-il, en disant qu'après tout, ce n'est pas son salaire de quelque 200 000 $ qui fera une différence. «Avec les à-côtés, c'était à peu près ça, 200 000 $. Mon niveau de vie est tellement bas que ça ne me dérange pas.» «Ça m'a écoeuré» Malgré le recul et son intense réflexion des derniers jours, Stéphane Gendron en veut encore beaucoup à ses ex-patrons de TQS. «Ça m'a mis en maudit et ça m'a fait de la peine, dit-il au sujet de son congédiement de L'Avocat et le Diable, l'émission matinale qu'il coanimait avec Richard Desmarais depuis septembre 2005. «TQS a fait de grosses cotes d'écoute avec l'histoire du Barreau et on ne m'a jamais appuyé. Ça m'a écoeuré. Je me suis senti utilisé, là-dedans», dit-il, en répétant qu'au moment de brûler le jugement du Barreau en ondes, «tout le monde était unanime autour de la table». «La réunion de production commençait à 7h35. Je prenais une pause pour faire une intervention à la radio et le patron venait nous voir à 8h05 pour savoir c'était quoi notre sujet du jour. Ça durait cinq minutes, pas plus», se défend-il. En famille Absent des ondes depuis trois semaines, le maire d'Huntingdon dit déjà profiter de son nouvel horaire qui lui laisse plus de temps en famille. «Depuis que je n'ai plus à me lever à quatre heures du matin pour aller faire l'émission, j'ai le temps de déjeuner avec mes enfants. C'est cliché, mais j'aime ça», dit-il, précisant que son retour à la maison fait aussi le bonheur de sa conjointe devenue aussi sa gérante. |