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Gémeaux - Normand Bratwaite à l'honneur
© PC (Peter McCabe)
Normand Bratwaite et sa conjointe lors de la remise des prix

GÉMEAUX

Normand Bratwaite à l'honneur

David Patry
Le Journal de Montréal
11-12-2006 | 06h27
Normand Brathwaite s'était remis de ses émotions au lendemain de l'hommage que lui a rendu l'Académie canadienne du cinéma et de la télévision. L'animateur le qualifie d'un des plus beaux qu'il ait eu la chance de voir.

Joint au lendemain du gala, il semblait au ralenti même s'il n'a pas fêté jusqu'aux petites heures du matin. C'est qu'il a toujours l'habitude de se lever avant l'aube, héritage de ses années passées à la radio comme morning man.

«Je ne blague pas quand je dis que c'est un des plus beaux que j'aie vus. Et ce n'est pas parce que c'est le mien!» précise Normand Brathwaite avec toute la candeur qu'on lui connaît.

Lui-même, en tant qu'animateur des Gémeaux pendant 13 ans, a préparé plusieurs hommages, notamment à Janine Sutto et à Janette Bertrand.

«C'est beaucoup de recherche, Serge (Postigo) a travaillé très fort. Je trouve que l'équipe a fait une job magnifique. J'ai été très ému», raconte-t-il.

Jusqu'aux larmes

Les Mike Bossy, Johanne Blouin et Lulu Hughes, entre autres, qui ont mis la main à la pâte pour rendre hommage à ce géant de la télévision québécoise, l'ont beaucoup touché.

Il a été impressionné par le nombre de musiciens qui ont participé à la présentation. «Il y a bien du monde qui devait faire du bénévolat ce soir-là!» dit-il à la blague.

«Que Marc Labrèche soit là, aussi, j'ai trouvé ça extrêmement gentil parce qu'il n'est vraiment pas sorteux», poursuit le fêté.

D'ailleurs, le Grand Blond n'a pas manqué d'écorcher son bon ami.

«T'as fait Piment fort, t'es devenu riche et bitch, mais c'était ton choix. Nous le respectâmes.» Qu'à cela ne tienne, Normand Brathwaite a un sens de l'humour bien développé.

Comme son fils

Un de moments forts est venu quand Denise Filiatrault a dit: «T'es comme le fils que je n'ai jamais eu.»

Tout cela a fait que Normand Brathwaite n'a pu retenir ses larmes, lui qui avoue sans fausse pudeur pleurer souvent au cinéma ou en écoutant de la musique.

«Un hommage, c'est très dur à prendre, constate-t-il. C'est un mélange de t'es content et, en même temps, de tu ne le mérites pas.»

À regarder sa feuille de route, nul doute qu'il méritait amplement les honneurs.

Normand Brathwaite a commencé par écrire une liste des gens qu'il voulait remercier samedi soir, mais s'est ravisé et s'est contenté des gens qui l'ont fait avancer dans sa carrière. «Ça durait une heure quarante-cinq!» justifie-t-il.

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