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Tout le monde en parle - Mélange réussi des genres
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TOUT LE MONDE EN PARLE

Mélange réussi des genres

Pascale Lévesque
Le Journal de Montréal
16-10-2006 | 13h55
Tout le monde en parle devrait changer de nom pour Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Quand même mieux que la semaine dernière, on a assisté à quelques moments inédits qui manquaient aux deux derniers dimanches.

À commencer par ce changement de costume improvisé de Guy A. Lepage. Nous lui avons d'ailleurs attribué à ce moment la première étoile du match (voir plus bas).

Pour ce qui est de l'émission en général, on doit conclure que c'est vraiment le mélange des genres qui contribue au succès d'un bon plateau.

D'un côté, l'auteur Bryan Perro nous a fait rire avec sa passion des loups-garous et de l'élevage des pigeons, et Suzanne Clément nous a surpris par ses passe-temps créatifs et ses fantasmes de jouer un homme.

De l'autre, Jill Côté et Hélène Bélanger Martin nous ont entraînés dans des sujets beaucoup plus humains.

En somme, le Tout le monde en parle d'hier soir fut, on le souhaite, mieux qu'hier, moins bon que demain.

Première étoile

La première étoile du match d'hier soir revient à l'arbitre, qui a su intervenir rapidement dans cette mise en échec de Guy A. Lepage envers le bon goût vestimentaire. Dès les premières secondes de son entrevue avec Louis-José Houde, l'arbitre lui a soufflé dans l'oreillette de vite aller enlever cette chemise dont le motif ressemblait à une mutation de paisley vers le léopard. «On vient de me dire à l'oreille que je dois me changer, parce que c'est extrêmement laid, ce que je porte à la télé», a indiqué l'animateur, n'en revenant pas lui-même. Sans doute le moment le plus drôle de la saison après le fou rire de Thierry Ardisson et de Serge Lama, lors de la toute première émission. On aurait aimé la semaine dernière que TQS intervienne de la même manière avec les colliers de Marie Plourde à Loft Story!

Dexième étoile

Jill Côté a réussi à «se sauver» en écrivant son livre La Fille du secret et en venant le présenter hier à Tout le monde en parle; c'est aussi un nouveau départ qu'elle a donné l'émission. On n'avait pas vu depuis longtemps ce genre de moment inédit où on sent tous les invités pendus aux lèvres de celui qui a parole. Jill Côté a raconté comment elle a grandi avec un père membre de l'ordre de la Rose-Croix et comment cela a pu influencer sa vie d'adolescente et de femme. En parlant de son père, qui a dépéri pendant dix années avant de mourir du sida, en 1993, elle ouvert la discussion sur la maladie, qu'on a tendance à croire bien acceptée de la société en 2006. Et pourtant...

Troisième étoile

Ne cherchez pas le loup-garou en Louis-José Houde, c'est plutôt un lapin qui sommeille en lui. Comme on le savait déjà, l'humoriste, dans une période de creux budgétaire, a déjà personnifié un lapin de Pâques dans un Jean Coutu. «Je vais le faire pour les enfants», s'était-il dit. Mais ça part mal quand la pharmacie est située dans le village gai. Louis-José a beau être un lapin, il en est un diplomate, vif d'esprit et qui sait toujours bien répondre aux questions. Et aussi en poser des bonnes. Il a su être présent tout au long de l'émission. Même sans parler, on voit par son langage corporel qu'il participe à la discussion. On a déjà hâte de le voir sur la scène à l'ADISQ.

Mises en échec

De Dany Turcotte à Guy A., par l'entremise de sa petite carte remise à Louis-José: «Petit conseil pour l'animation à l'ADISQ. Ne te prends surtout pas pour le plus hot de la gang, Guy A. a essayé et ça ne fonctionne pas.»

De Louis-José à l'émission Caféine, à TQS: «Hé... Caféine, y a-t-il quelqu'un qui n'a pas encore animé ça?»

De Guy A. à Louis-José qui se demandait ce qu'on pourrait bien inventer dans une autre suite de Star Wars: «Si Louis-José voit une femme en Yoda, je pense qu'il est temps qu'il sorte de son célibat.»

Remarques: Au moment d'écrire ces lignes, ni Hélène Bélanger Martin ni Grégory Charles n'étaient passés en entrevue.

plevesque@journalmtl.com

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