UN GARS, UNE FILLEÉmission à vendre aux États-Unis13-10-2006 | 12h02
Les producteurs d'Un gars, une fille partent à la recherche de nouveaux partenaires aux États-Unis. «À partir d'aujourd'hui, on a une émission à vendre aux États-Unis et c'est Love Bugs (le nom anglophone de Un gars, une fille pour le marché international)», martèle le président de Distraction Formats, Michel Rodrigue, qui a la charge de vendre l'émission à l'étranger. Depuis le début de la semaine, de larges affiches tapissées dans le Palais des festivals de Cannes, où se tient justement le marché international de la télévision, vantaient la vente récente de l'émission aux États-Unis: «Sold in over 30 countries and now in the USA.» «Les affiches sont changées», a indiqué hier Michel Rodrigue. «Maintenant, c'est écrit: Now available in the USA», précise-t-il, en disant que l'industrie de la télévision commande parfois de réagir rapidement à certains événements. Selon lui, la désastreuse et récente aventure en sol américain ne nuira pas à une nouvelle approche aux États-Unis. «On a déjà eu d'autres gens intéressés à adapter l'émission par le passé et on va leur reparler», confie-t-il, en précisant avoir bâti de solides liens ces dernières années avec certains producteurs et diffuseurs américains. Entente confidentielle Il y a deux jours, la maison de production Avanti, Guy A. Lepage et Distraction Formats, se sont entendus avec les producteurs américains de JWTwo Entertainement pour récupérer les droits et les textes de l'émission Un gars, une fille. Adaptée et diffusée sur la chaîne TBS depuis cet automne, l'émission avait été rebaptisée Love Bites, était présentée en capsules de deux minutes et demie, et faisait la promotion de Sunsilk, une marque de produits capillaires. Déçue du résultat, l'équipe québécoise a dû s'adresser à la cour pour que la chaîne TBS retire l'émission de sa grille, en plus de réclamer 1 304 400$ à JWTwo Entertainment. L'entente confidentielle signée entre les parties mardi précise que le producteur américain aura le loisir d'exploiter son concept de Love Bites (tellement l'adaptation est différente du produit original), mais que les droits de l'émission Un gars, une fille ne lui appartiennent plus. «Je suis content parce que ça fait quelques mois qu'on est stressés avec ça, et là, c'est fini, on passe à autre chose. Le négatif est derrière nous», lance Michel Rodrigue. En Lituanie Diffusée dans plus de 30 pays, l'adaptation de Un gars, une fille fait actuellement l'objet de différentes négociations avec des producteurs des pays de l'ex-URSS, comme la Lettonie. L'émission est aussi en préproduction en Lituanie. |