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Un gars, une fille aux États-Unis - Entente hors cour satisfaisante
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UN GARS, UNE FILLE AUX ÉTATS-UNIS

Entente hors cour satisfaisante

Pascale Lévesque
Le Journal de Montréal
11-10-2006 | 16h15
Guy A. Lepage dit respirer mieux.

«Soulagé, le mot est bien choisi», laisse tomber Guy A. Lepage pour décrire son état d'esprit après le règlement à l'amiable de la mésentente au sujet de Lovebites, adaptation américaine de Un gars, une fille.

Cette entente à l'amiable a été conclue à la suite d'une poursuite d'Avanti Ciné Vidéo, qui réclamait 1 304 400$ à JWTwo Entertainment pour avoir dénaturé Un gars, une fille en s'en servant pour faire la promotion des produits capillaires Sunsilk.

Injonction

Le producteur québécois avait obtenu en Cour supérieure une injonction exigeant que les capsules de deux minutes et demie de Lovebites, normalement diffusée au réseau TBS, soient retirées des ondes.

«Je suis soulagé. On a récupéré nos droits et nos textes, c'est tout ce qu'on souhaitait», indique l'auteur de la série, Guy A. Lepage.

À la suite d'une rencontre qui a eu lieu hier matin et qui s'est apparemment déroulée dans la bonne entente, Avanti a repris ses droits originaux, qui continueront d'être distribués par Distraction Formats.

«On ne peut pas mettre un doigt sur un coupable parce que, dans la tournure des événements, chacun avait sa part de responsabilité. C'est pour ça, au fond, avant que les choses s'enveniment, qu'on a préféré régler à l'amiable», explique Luc Wiseman, de chez Avanti.

Le producteur américain JWTwo pourra continuer de son côté le concept de Lovebites. Il n'est pas impossible que cette version libre du concept et une future adaptation américaine de Un gars, une fille cohabitent. «Comme ils ont fait une émission qui ne ressemble en rien à l'original, jamais le public ne fera le lien entre Lovebites et Un gars, une fille», croit Guy A. Lepage.

Vente du concept

La tâche revient à Michel Rodrigue, de Distraction, qui est toujours au MIPCOM, à Cannes, pour tenter de vendre le concept. Enfin, le producteur Luc Wiseman croit que le simple fait que des Américains se soient intéressés à la série peut stimuler l'intérêt des autres marchés.

plevesque@journalmtl.com

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