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GALA ARTIS

Du swing, du swing et encore du swing

Dominique Lachance
Le Journal de Montréal
01-05-2006 | 10h05
Du swing, il y en a vraiment eu à ce gala Artis que diffusait hier soir TVA. Et pas seulement dans le délirant duel de danse entre Normand Brathwaite et François Morency, l'animateur de la soirée. L'humour et les trouvailles se sont multipliés.

Déjà, dès le numéro d'ouverture, le ton était donné pour que ce gala-là se passe sous de bons auspices.

Dans une succession de chansons tournant autour de la vie d'artistes, Garou est ainsi venu casser la glace, appuyé par plein de beau monde et, surtout, par le band allumé de Belle et Bum et une belle flopée de tam-tam.

Après quoi Charles Tisseyre est venu faire une brève démonstration pour expliquer que le gala Artis, c'est au fond «la même patente» que les MetroStars, qu'on a célébrés pendant 20 ans.

C'est-à-dire la fête des artistes de notre télévision, tous réseaux confondus, bien qu'il faille noter que les gagnants d'hier ont presque tous été issus du réseau TVA...

Appuyé par de solides textes fleurant bon l'intelligence, l'animateur de la soirée, François Morency, a fait preuve autant d'humour que d'aplomb.

Il a notamment comparé ce genre de soirée à un bal de fin d'études où il y a toujours deux robes pareilles: en l'occurrence ici celle d'Hélène Bourgeois-Leclerc et celle de... Gildor Roy.

Bons coups: humour et émotion

Des clins d'oeil, des bons coups, il y en a eu presque à la pelle, en fait. Entre autres cette idée de Coups de coeur des huit finalistes à l'égard du public. Ou cette idée de chaîne lancée par Chantal Lacroix où le lauréat précédent venait remettre le trophée au gagnant de la catégorie suivante.

Des moments émouvants, on en a compté aussi plusieurs. Les remerciements de Guylaine Tremblay l'ont été, la longue ovation debout au chanteur Richard Petit, victime d'un cancer, l'a été aussi. Le témoignage de Claude Charron, un moment fort.

Mais plus encore, l'hommage à Michel Jasmin a fait l'événement. Son témoignage a été touchant et a permis de rendre compte de tout le bagage que cet homme a derrière lui. On a vu peut-être un homme diminué, mais ému jusqu'au trognon. Même Céline Dion est revenue lui faire sa chanson préférée, qui est sans doute la nôtre aussi, L'amour existe encore. La cerise sur le sundae, quand Hélène Thibert et Éric Lapointe ont pris la relève...

Plus tard, en venant chercher le prix de son papa, Marc Labrèche, sacré meilleur comédien humour, sa fille a montré qu'elle savait de qui tenir. Verbomotrice et très sympathique.

Sympathique comme ce nouveau gala Artis, en fait.

Une catégorie pour les oubliés? Fallait y penser. Surtout pour récompenser Ben Laden. Évidemment, Ben Laden Bougon.

En ramassant son prix, Charles Lafortune, qui a damé le pion à Patrice L'Ecuyer, le presque toujours célébré animateur de jeux télévisés, a déclaré à sa blonde, Sophie Prégent, qu'il «couche tous les soirs avec le bonheur». «Retenez cette ligne, les gars», n'a pu s'empêcher de relever François Morency.

Les numéros de présentation étaient franchement soignés. Celui pour la personnalité d'émissions de sports avec son «En effet François» et sa belle «brochette» d'athlètes, particulièrement réussi.

On a fini par savoir à 20h46 que la Caroline dominait Montréal 1-0 et, à 21h17, que le score était de 2-1. Bonne idée d'avoir fait référence au match de hockey qui se déroulait à pareille heure parce qu'il est fort possible que l'émission, qui pouvait se vanter d'une cote de 2,3 millions l'an dernier, puisse voir son auditoire un peu fondre en raison du sport de glace.

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