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RADIO-CANADA / ET L'AVENIR ?

On verra ce qu'on verra

Michelle Coudé-Lord
Le Journal de Montréal
07-02-2006 | 10h33

Sylvain Lafrance se veut rassurant au sujet de Véronique Cloutier, des Lionnes et du nouveau gouvernement.

Véro est à Radio-Canada pour y rester, les Lionnes plaisent grandement à la haute direction de la société d'État et on profitera de l'été pour faire des tests sur des émissions jeunesse.

Après la conférence très courue donnée par le grand patron de la télévision et de la radio française de Radio-Canada, Sylvain Lafrance, devant les membres de l'Académie de la télévision, on a eu droit, outre celles de M. Lafrance, aux confidences de messieurs Mario Clément, directeur des programmes, et Louis Lalande, patron de l'information.

Ainsi, sur l'avenir de Véro, sans préciser si son talk-show survivra, M. Clément a dit ceci : «Véro est à Radio-Canada pour y rester. À savoir de quelle façon et ce qu'elle fera cet automne, nous le déterminerons dans les prochaines semaines.»

Le talk-show Véro ne connaît pas de succès et rejoint moins de 150 000 téléspectateurs certains soirs à 17 heures.

Les lionnes

Quant aux Lionnes et au fameux 4 à 7 de Radio-Canada qui n'a pas donné les résultats escomptés, il y a de l'espoir.

«La Fosse aux lionnes est un show en évolution, un show pour adultes, ce qui est une première du genre à Radio-Canada à 16 heures. Nous allons donc continuer à travailler car ce talk-show est sympathique, intelligent et pétillant. Ça répond à nos besoins : nos parts de marché sont respectables à 15 %», a précisé M. Clément.

Et si on se fie à Sylvain Lafrance, les nouvelles seront toujours à 18 heures et l'information, une de ses grandes priorités. «Nous allons augmenter l'impact de nos quarante heures d'information par semaine, je veux plus d'enquêtes comme en a fait Zone libre et de grands dossiers.»

Par ailleurs, la réflexion sur les émissions jeunesse se poursuit également. «Les jeunes reviennent tard de la garderie. Il faut penser à d'autres heures de diffusion et considérer la compétition des chaînes spécialisées. Nous profiterons de l'été pour faire quelques tests», souligne le directeur des programmes.

Tout comme ils sont en train de se demander ce que sera la place du sport à Radio-Canada après Pékin.

Pour ce qui est du gala des Gémeaux, victime des guéguerres encore cette année et non diffusé par Radio-Canada, Sylvain Lafrance ne s'est pas laissé influencer par son dîner d'hier avec les gens de l'académie et a précisé que «la balle était dans leur camp».

À son avis, ce n'est pas facile de présenter une fête de la télévision lorsque tous les joueurs ne sont pas là.

L'avenir de la télévision publique

M. Lafrance souhaite une télévision publique «variée, qui rejoint un vaste public et garantit une expression constante de la démocratie et de la culture d'ici».

Il a reparlé de cette étude dévoilée la semaine dernière qui parle d'un taux de détresse psychologique de 44 % chez les employés de Radio-Canada.

«On a juste oublié de mentionner que c'était aussi un fait de société et non un fait de Radio-Canada : dans les grandes entreprises, ce taux de détresse des employés oscille aussi entre 35 à 55 %.»

Belle foule

Tout le petit et grand monde de la télévision s'était déplacé pour entendre Sylvain Lafrance, des comédiens de Virginie à Patrice L'Ecuyer, qui animait le repas, en passant par Guy Fournier, président du CA de Radio-Canada, et son patron, Robert Rabinovitch, l'homme aux nombreux lock-out.

D'ailleurs, Sylvain Lafrance a souligné qu'il était en négociations avec ses employés du Québec.

On sait que M. Rabinovitch s'est fait taper sur les doigts pour son dernier lock-out à CBC ; il serait donc surprenant que l'expérience se répète.

mclord@journalmtl.com

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