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Série Apprentice de Trump - Une candidate au passé trouble
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SÉRIE APPRENTICE DE TRUMP

Une candidate au passé trouble

14-09-2005 | 10h17
La biographie sur le site Internet de l'émission de télé-réalité décrit Alla Wartenberg (née Kosova) comme une expatriée russe de 31 ans qui a fait fortune avec une chaîne de centres de santé dans la région de Las Vegas.

Son C.V. en ligne tait toutefois opportunément son passé douteux au club Palomino, une boîte d'effeuilleuses du Red Light de Vegas où cette personne travaillait dans le plus simple appareil. Wartenberg y faisait des danses contact à 40$ sous le pseudonyme d’Ecstasy — ou siimplement «X» pour les intimes.

C'est lors de son emploi au Palomino que Wartenberg avait développé une relation «plutôt platonique» avec un client régulier du club, un certain Robert Acremant. Cet homme d'affaires californien la payait entre 500 et 1500$ — et parfois parfois plus — pour une soirée de danses et pour se réserver l’exclusivité de sa compagnie dans le très privé Lipstick Lounge du club.

Elle sortait parfois souper avec Acremant, et celui-ci lui a même offert en cadeau des boucles d'oreille en diamants et lui a remis en une autre occasion la somme de 500$ pour jouer au casino.

Selon les enquêteurs, c'est cette cour assidue et extrêmement dispendieuse qui aurait poussé un Acremant désespéré à planifier le vol qualifié de deux femmes de l'Oregon en 1995. Cette tentative d'extorsion s'est malheureusement terminée dans un bain de sang, les deux femmes y trouvant la mort. Acremant a aussi assassiné Scott George, un ami de la Californie, au cours d'une autre tentative de vol qui a mal tourné, en 1995.

Inculpé pour ces trois meurtres, Acremant a été condamné à la peine de mort en Californie et en Oregon, où il est actuellement emprisonné.

Acremant considérait Wartenberg comme sa petite amie, tandis qu'elle ne voyait en lui rien d'autre qu'une machine à sous. Pour elle, Acremant n'était qu'une connaissance à qui elle avait donné son numéro de téléphone, sans pour autant partager son intimité.

Selon le témoignage de Wartenberg, Acremant aurait, au cours de sa dernière visite à Las Vegas en 1995, pointé sur elle une arme à feu lorsqu'ils étaient dans une voiture.

Comme elle l'a raconté à la cour en août 2002 lors du procès d'Acremant pour le meurtre de George, «Il paniquait et était hystérique, me disant qu'il était très contrarié du fait que je ne l'avais jamais aimé, que je ne l'avais utilisé que pour l'argent.»

Si Wartenberg s'en est tiré sans une égratignure, cette histoire avec Acremant l'a traumatisée et, comme elle l'a raconté aux jurés, lui a laissé des cicatrices intérieures permanentes.

«Il m'a laissée croire qu'il faisait partie du crime organisé ou qu'il était un de ces gros hommes d'affaires ou du FBI, je ne sais pas.»

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