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Monique Giroux - Le risque du changement
© Photo LE JOURNAL – PIERRE VIDRICAIRE
Monique Giroux animait sa première émission sur les ondes d’Espace musique (100,7 FM) lundi, en direct du Café-bar de la Cinémathèque québécoise de Montréal.

MONIQUE GIROUX

Le risque du changement

Claude Giguère
06-12-2008 | 04h00

Monique Giroux animait sa première émission sur les ondes d’Espace musique (100,7 FM) lundi, en direct du Café-bar de la Cinémathèque québécoise de Montréal. Arrivée à Radio-Canada en 1986, elle a réjoui les amateurs de chanson d’ici et d’ailleurs depuis 1991 avant d’aller relever ce nouveau défi: un horizon musical plus large, une émission enregistrée devant public, des collaborateurs chevronnés et des prestations en direct à chaque émission. Monique Giroux a répondu à nos questions quelques minutes après la première de sa nouvelle émission.

Quels ont été les rencontres mémorables des émissions Les Refrains d’abord, Le Cabaret des refrains et Fréquence libre?

Il y en a eu beaucoup… Je pense à ces jeunes que j’ai vu débuter, que j’ai encouragés, qui sont presque devenus mes enfants: Catherine Major, Pierre Lapointe, Daniel Boucher, Ariane Moffatt. Les deux personnages les plus mythiques que j’ai rencontrés, et qui sont de plus devenus des amis, c’est Juliette Gréco et Jane Birkin. Ce sont deux êtres humains exceptionnels.

Quelles seront les différences notables entre Fréquence libre et la nouvelle émission à Espace musique?

Je fais du Monique Giroux depuis toujours et je continuerai. On ne sait pas tout de moi, mais ce que l’on sait, c’est la vérité. J’ai toujours travaillé en direct, j’ai fait des spectacles, participé à des disques, des romans, animé un show des FrancoFolies devant 150 000 personnes… Il faudrait que je fasse quelque chose de vraiment nouveau, comme réaliser un film, pour avoir la trouille!

On annonce que la nouvelle émission va mettre en valeur la musique et les musiciens d’ici, de tous les milieux et de tous les styles. Finies les découvertes d’artistes européens?

Ce qui est nouveau, c’est qu’on fera connaître aux gens autre chose que des artistes francophones. Entendons- nous, je ne retourne pas ma veste, il va y en avoir encore beaucoup. Le nouveau n’enlève pas la place aux valeurs sûres. Je ne vais pas sacrifier la chanson francophone sur l’autel de ma nouvelle émission! Ce n’est pas Radio-Canada qui m’a imposé ce déménagement, on me l’a proposé, j’ai posé des questions et émis des exigences. J’ai 45 ans et j’ai fait 18 ans à la radio, et j’ai toujours admiré ceux qui savent se mettre à risque. […] Forcément, j’irai sur des terrains où les gens ne m’ont pas vue.

Quel genre de préparation est nécessaire pour une émission quotidienne comme la vôtre?

C’est un spectacle tous les jours. Il y a des répétitions à faire, le set up de ceux qui vont jouer à préparer, les instruments, les dossiers, c’est énormément de travail. L’émission dure une heure et demie, ce qui est la durée d’un show.

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